Sécurité
Vidéosurveillance : Ciney prépare le remplacement de ses caméras
publié le:21/05/2026 16:05:00 - mis à jour: 21/05/2026 16:17:33
Pannes fréquentes, matériel vieillissant : Ciney veut moderniser son réseau de caméras de surveillance.Un marché public vient d’être lancé pour remplacer une partie des installations actuelles.
Depuis 2011, Ciney est sous surveillance. Plus de septante caméras quadrillent aujourd'hui la ville. Centre-ville, zonings, axes d'entrée : le réseau est devenu un outil quotidien pour la police.
Mais après plus de dix ans de fonctionnement, le système montre des signes de fatigue. Les pannes se multiplient et près d'une caméra sur deux est aujourd'hui hors service. La Ville de Ciney veut donc moderniser son réseau. Un marché public vient d'être lancé pour renouveler le parc existant, comme le confirme Benoit Davin, échevin en charge de la transition numérique:
On dit souvent que la sécurité n'a pas de prix. Donc il faut investir dans une nouvelle génération de caméras et repartir sur de nouvelles bases. Au lieu de bricoler sur des caméras existantes, on préfère renouveler totalement le parc.
Une maintenance dans les 24 heures
La Ville veut revoir entièrement son maillage de surveillance. L'objectif : installer moins de caméras, mais des équipements plus efficaces.
Pour la zone de police Condroz-Famenne, ces caméras sont devenues indispensables dans de nombreuses enquêtes. Ugo Piraux, directeur de la proximité, aquiesce:
Chaque fois que des faits nous sont signalés, on vérifie si des images existent. C'est devenu une habitude de fonctionnement. Les images permettent notamment d'aider les enquêteurs dans des dossiers de dégradations, d'accidents avec délit de fuite, d'agressions ou encore de dépôts clandestins. Avec le temps, les pannes se sont multipliées et les réparations se faisaient souvent au compte-gouttes. Le futur marché prévoit désormais une maintenance beaucoup plus stricte avec une intervention dans les 24 heures en cas de problème.
À Ciney, les caméras de surveillance interviennent aujourd'hui dans une dizaine, parfois une vingtaine de dossiers chaque mois.