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Voyages non-essentiels interdits: les contrôles aux frontières commencent ce mercredi

publié le:26/01/2021 17:07:00 - mis à jour: 27/01/2021 13:07:28

Les voyages non-essentiels hors du pays sont interdits dès mercredi. La police contrôlera les frontières. Néanmoins, à quelques heures de l’entrée en vigueur des mesures, beaucoup de zones d’ombre persistent.

Le dernier comité de concertation a annoncé que nos déplacements hors des frontières du pays sont limités, à partir de ce mercredi 27 janvier. Les voyages non-essentiels ne sont plus permis. Des contrôles aux frontières seront organisés, avertit le commissaire de la zone Haute-Meuse, Bernard Dehon:

Beaucoup d'informations ne sont pas claires, mais celle-là au moins elle l'est. Les voyages non-essentiels sont interdits jusqu'au 1er mars. Ils ne sont plus fortement déconseillés comme c'était le cas jusqu'à maintenant. On fera donc dès demain des contrôles aux frontières à Hastière. Ils ne seront pas faits en continu parce que ce n'est pratiquement pas possible, mais ils seront plus fréquents.

Des exceptions pour les frontaliers

Les Belges peuvent donc oublier les escapades touristiques dans les Ardennes françaises. Il faudra se contenter d'excursions à l'intérieur de nos frontières. Par contre, des exceptions sont prévues pour les frontaliers. Ceux-ci pourront passer la frontière muni d'une déclaration sur l'honneur attestant du but de leur visite à l'étranger. Sont considérés comme frontaliers, "les habitants de communes frontalières et de leurs communes voisines directes au pays frontalier". 

>>> Pour télécharger l'attestation sur l'honneur, cliquez ici

Passer la frontière mais pour y faire quoi? Le comité de concertation indique que «les déplacements liés à la vie quotidienne pour des activités qui sont également autorisées en Belgique et qui sont nécessaires» sont permis. Cette phrase est donc interprétée par le Commissaire en ce sens:

Les activités quotidiennes, logiquement, ce sont celles qu'on peut faire en journée chez nous. Donc, à partir de demain, il ne sera plus possible d'aller chez le coiffeur à Givet. Néanmoins, si une personne frontalière fait ses courses en France, qu'elle présente sa déclaration sur l'honneur et qu'elle en a profité pour passer chez le coiffeur à Givet, nous ne pourrons pas l'en empêcher. Il est évident que la police belge ne peut pas verbaliser des gens sur le sol français.

Un problème récurrent de communication

D'après le Commissaire, la plupart de ces mesures ne fonctionneront que si la population les applique d'elle-même. Plus globalement, selon Bernard Dehon, la communication du gouvernement vis-à-vis des forces sur le terrain est problématique depuis le début:

Les décisions du comité de concertation sont chaque fois prises le vendredi. Souvent, c'était pour une application le lundi, donc on devait s'organiser le week-end avec l'équipe de garde pour les mettre en application. Cette fois, la mise en application ne se fait que mercredi, donc on s'est dit qu'on aurait le temps de s'organiser. À la veille de l'entrée en vigueur des mesures, nous n'avons toujours pas reçu l'arrêté ministériel officiel. Nous n'avons que les informations données au grand public. Il est donc clair que la communication avec les équipes de terrain manque un peu d'huile dans les rouages.

L'arrêté ministériel précisant ces mesures est finalement tombé, comme le Commissaire Dehon l'avait prédit, en toute fin de journée, à la veille d'entrer en vigueur. 

 

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