Le rendez-vous de midi

Vresse-sur-Semois: "Je suis pour un statu quo jusqu'en 2018"

publié le:28/03/2017 12:01:00 - mis à jour: 29/03/2017 18:34:49

Le conseiller André Robinet, qui détient une majorité potentielle de 5 élus sur 9, est favorable à un maintien de la situation politique à Vresse jusqu'aux prochaines élections, sans nouveau scrutin partiel.

  • "La semaine passée, à la Direction Générale du SPW, nous avions reçu comme information que notre groupe, qui a 5 élus sur 9, pourrait présenter deux candidats et l'autre groupe, qui n'a que 4 élus, pourrait en proposer un. Le mayeur a présenté une autre proposition: 2 candidats pour lui, 1 pour nous, et de ce côté là on n'était plus sur la même longueur d'onde.
  • Déjà pour le remplacement de l'échevin Pirson, on n'est jamais tombé sur un compromis. Le problème était déjà posé, et depuis lors on a eu une autre démission, ce qui n'a fait qu'accentuer le souci.
  • La majorité qui est en place n'est plus la même qu'en 2012: le fait est que la majorité s'est déplacée: ce n'est plus le bourgmestre qui a la majorité. La majorité est une minorité et c'est là tout le problème de la commune de Vresse. Le mayeur essaie de se défendre, c'est le seul moyen qu'il a de garder le mayorat. C'est difficile de bien travailler dans cette ambiance. On a été élus par la population pour remplir un rôle et on est incapable de remplir ce rôle. Il est grand temps que les choses rentrent dans l'ordre mais vu le délai d'organisation des élections, et le temps qu'il reste à siéger avant d'autres élections: est-il raisonnable de proposer une rencontre avant elle de 2018, cela devient illusoire. Le plus raisonnable si on arrive pas à avoir un compromis, on devra faire l'effort d'aller jusqu'au bout, après les électeurs auront un choix à faire.
  • On a déjà essayé de mettre de l'ordre au sein du parti parce que le bourgmestre et mois sommes du CDH. On a eu une réunion avec le ministre Prévot, et le bourgmestre ne s'est pas déplacé. On est à une situation de blocage.
  • Si on devait arriver à une situation où on nous impose la proposition du mayeur, on pourrait arriver à cette situation extrême d'une démission collective qui obligerait à faire de nouvelles élections générales. Mais ce n'est pas la solution que je prône.
  • Sur la commune, il y a beaucoup de projets sur la table, et on a l'impression que tout est à l'arrêt, il est grand temps de se remettre au travail et on est prêt à l'assumer pour 2018. On est prêt à faire des avancées plus grandes en 2018 que ce qui a été fait cette législature. Pour moi cela a été une grosse déception. On a perdu beaucoup de temps sur des sujets que les gens n'attendent pas. Si c'est pour faire de la politique comme ça, je ne suis pas comme ça, je ne suis pas un homme de conflit . En 2018, il y aura un vrai débat avec des gens prêts à conduire Vresse de la bonne manière."

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