Dans la famille des "zéro déchet" de Matélé, disons que je suis un peu le cousin éloigné, voire carrément la brebis galeuse. Mais cela peut changer. Et vous pouvez m'aider.
A quel moment mon nom est-il tombé dans la conversation entre Morgane et Céline, mes cheffes à Matélé? Par quelle ironie, préparant l'opération "Défi zéro déchet" dans le moindre détail, se sont-elles dit: "et si on demandait à Diederick de tenir un journal de ses efforts"? Mystère. Ces questions, je me les pose avec intensité depuis que leur projet de (stupi) super blog (à la c) m'a été dévolu. Car il faut que je l'avoue: je ne suis pas un modèle du zéro déchet.
Certes, oui, j'ai l'impression de me tenir du bon côté de l'Histoire quand je m'horrifie des photos de légumes emballés individuellement circulant sur Facebook, ou que je ramène un panier débordant de fruits du potager bio de mon patelin. Mais au-delà? Je me rends bien compte qu'en tant que célibataire, il n'est pas normal de racheter un deuxième rouleau de sacs-poubelles officiels de la commune en mai et un troisième vers octobre, alors qu'on est censé tenir une année avec le premier...
Je ne bois pas de vin à la paille, heureusement
Sur les dix bonnes habitudes relevées par Matélé, je n'en ai réalisé qu'une (apposer un auto-collant "Pas de pub" sur la boîte aux lettres). Oui j'utilise des coton-tiges (c'est si bon de se curer les pavillons le matin!!) mais heureusement je me suis débarrassé de la funeste habitude des pailles en plastique au moment où je suis passé de la limonade au vin rouge, c'était bien avant mes 20 ans.
Pour faire bonne impression à mes commanditaires, j'ai entamé mon Défi zéro déchet en publiant sur Facebook une photo sous la douche avec un savon solide (habitude n°2), un gros pain de savon de Marseille (authentique car acheté sur la Canebière) dont la forme carrée et les arêtes n'ont pas eu un effet heureux quand il s'est agi de frictionner la partie la plus sensible de mon anatomie. Voilà donc mon premier conseil de blogueur zéro déchet: ne vous frictionnez pas trop vigoureusement avec les savons carrés. Ne me remerciez pas.
Malgré le nombre de likes (et le fait que 5 personnes aient bizarrement cru bon partager cet instantané), la suite est moins reluisante.
Bien décidé à faire preuve de la plus grande transparence sur mes efforts et échecs en terme de zéro déchet, on va faire un classique avant-après. J'ai disséqué un sac-poubelle contenant grosso-modo ma production de déchets d'une semaine. Cette expérience est survenue avant le démarrage officiel du Défi zéro déchet. On verra dans un mois si ma poubelle est devenue (un peu plus) environnementalement correcte.
Hé bien les amis, on ne va pas se mentir: c'est lamentable. Je me suis mis un 0/10. Le plus nul, c'est la quantité incroyable de déchets organiques après mon jus pressé du matin alors que j'ai un immense jardin. Mais voilà je n'aime pas me mouiller les pieds dans la rosée alors hop, ni vu ni connu dans la poubelle à côté de l'évier. Lamentable, je te dis.

Mais que dire alors des multiples petits emballages de filet américain? Voilà mon souci: le filet américain, ça tient 2 jours au frigo, donc il faut en racheter souvent. (Vivez ma vie à fond: j'achète ce haché pour faire avaler à mon vieux chien ses énormes cachets pour l'arthrose). Or les bouchers sont fermés la plupart du temps quand je quitte Matélé ou mes diverses occupations qui ne te regardent pas mais qui incluent un nombre considérable de dégustations diverses, donc à 19h30 direction le supermarché qui évidemment n'a aucune politique en matière de contenants.
Conclusion: bien que je recommande toujours de faire ses courses chez les vrais artisans, je dois me rendre à l'évidence: 90% de mes achats alimentaires proviennent du Delhaize de Marche-en-Famenne. Cela va être ma priorité pour la prochaine semaine: acheter local avec des tupperware. (Next dissection: ma poubelle bleue PMC.)
Merci de me soutenir, amis du zéro déchet ou climato-sceptiques, et de me prodiguer vos bons conseils.