Culture

Académie : la fin de la gratuité pour les moins de 12 ans inquiète au Conservatoire de Ciney

publié le:12/11/2025 15:26:00 - mis à jour: 13/11/2025 22:37:25

La fin de la gratuité des académies pour les moins de 12 ans inquiète à Ciney : les familles redoutent des coûts supplémentaires et le conservatoire craint une baisse d’inscriptions menaçant des emplois.

Le mercredi après-midi, c'est danse classique ou initiation à la musique pour ces petits artistes du conservatoire de Ciney.

Jusqu'ici, les élèves de moins de 12 ans profitaient d'une inscription gratuite à ces activités extrascolaires. Mais le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé d'y mettre fin. Désormais, les parents devront payer 94 euros par an pour ces cours. Un vrai coup de massue, comme l'explique cette maman de deux enfants.

Je suis un peu choquée et déçue. C'est vraiment dommage. Maintenant, pour moi, ça reste tellement important que je mettrai de l'argent de côté. Je ferai ce qu'il faut, mais ça ne sera pas simple. Ma fille a trois activités extrascolaires, donc je ne sais pas si elle va pouvoir continuer à faire les trois activités. Le petit n'en a qu'une, mais voilà, il a des ambitions donc je suis prête à les suivre.

Faute d'inscriptions, des emplois pourraient être menacés

Cette mesure inquiète aussi la direction du conservatoire. La directrice faisant fonction, Françoise Lecomte, explique que si certains enfants seront épargnés, comme le troisième d'une fratrie ou ceux dont les parents bénéficient d'un revenu d'intégration sociale, la fin de la gratuité pourrait freiner les inscriptions et entraîner des pertes d'emplois.

Si le nombre d'enfants de moins de douze ans diminue, effectivement, on peut avoir une répercussion directe sur notre surveillante éducatrice, qui a un nombre d'heures déterminé en fonction du nombre d'élèves.

Un possible effet positif

Malgré ces inquiétudes, la directrice préfère aussi prendre du recul. Pour elle, cette fin de gratuité pourrait avoir tout de même un effet positif.

Il faut quand même mettre la balance au milieu. Un cours payant peut être suivi de façon plus régulière. Parfois, nous avons l'impression d'être un peu considérés comme une garderie. Un cours, on est là, l'autre pas là, et on a l'impression que ce n'est pas grave.

Pour le moment, le texte a été approuvé en première lecture, mais il n'a pas encore été voté. Si la mesure est confirmée, elle devrait entrer en vigueur à la rentrée 2026.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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