Travail
Action syndicale de la CSC au domicile de Pierre-Yves Dermagne : "Un accord est tombé!"
publié le:08/06/2021 13:16:00 - mis à jour: 08/06/2021 14:13:19
Le ministre fédéral de l'Economie et du Travail a accueilli les manifestants de la CSC avec une bonne nouvelle. Le groupe des dix est tombé sur un accord interprofessionnel durant la nuit.
En ce matin de juin, le vert est de circonstance devant le domicile de Pierre-Yves Dermagne à Buissonville. Le ministre fédéral de l'Economie et du Travail reçoit sur le pas de sa porte des manifestants de la CSC avec une bonne nouvelle. Le groupe des dix, qui rassemble représentants syndicaux et responsables des fédérations patronales, est tombé sur un accord interprofessionnel durant la nuit, comme l'explique le Rochefortois:
L'accord est tombé vers cinq heures du matin. Il y a des avancées importantes sur l'augmentation du salaire minimum. Ce n'est pas normal qu'en Belgique, on gagne moins de dix euros bruts de l'heure pour travailler. Cet accord reprend des propositions importantes que nous devrons analyser.
Pas de changement pour la loi de 1996
L'important dossier qui était sur la table du petit-déjeuner à Buissonville: la loi de 1996, revue et corrigée en 2017. Cette loi cadre, entre autres, les augmentations salariales au sein des entreprises. Pour ces deux prochaines années, elle impose une marge maximale de 0,4 pourcents d'augmentation. Alors qu'il y a deux ans, le taux était de 1,1 pourcents. Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral CSC:
0,4 pourcents pour les travailleurs, c'est beaucoup trop peu. C'est rien en fonction des possibilités de certaines entreprises. Il faut modifier cette loi de 1996 qui fixe une norme impérative dans les entreprises alors que certaines d'entre elles ont des possibilités de proposer davantage à leurs travailleurs.
Le dernier accord interprofessionnel ne propose pas d'avancée à ce niveau-là. Pierre-Yves Dermagne n'est pourtant pas opposé au changement:
Cette loi a été durcie sous le Gouvernement précédent de Charles Michel. Elle ne permet pas aux organisations syndicales de pouvoir négocier librement les augmentations salariales. Je soutiens leur combat. Mais pour y arriver, nous devons avoir une majorité au niveau de la Chambre. Ce qui n'est pas le cas actuellement.
Toutefois, dans l'accord de cette nuit, à l'augmentation du salaire minimum, s'ajoutent aussi d'autres propositions. Elles concernent les mesures de fin de carrière, les heures supplémentaires ou encore les pensions complémentaires. L'accord est salué par le Gouvernement De Croo dont fait partie Pierre-Yves Dermagne. Le gouvernement fédéral a, à présent, pour mission de l'analyser.