Politique
Annulation du conseil provincial d'avril : Ecolo dénonce une mort prématurée de la Province
publié le:23/04/2026 10:43:00 - mis à jour: 23/04/2026 16:42:42
Le conseil provincial de ce vendredi est annulé, faute d'un nombre suffisant de dossiers à l'ordre du jour. Ecolo juge cette annulation inacceptable et inquiétante pour une institution de plus de 900 agents.
Le conseil provincial de Namur devait se réunir ce 24 avril, comme chaque dernier vendredi du mois. Mais la séance a été annulée, car il n'y avait pas assez de dossiers à l'ordre du jour. Christophe Gilon, président du Conseil, explique :
On a estimé qu'il n'y avait pas de point urgent à traiter et qu'il n'y avait pas énormément de points. En concertation avec la direction générale, nous avons donc décidé de reporter ces points au mois de mai.
Depuis le mois de janvier, les ordres du jour du conseil provincial ne sont pas beaucoup plus longs. "En moyenne, à peine huit dossiers sont présentés par Conseil pour l'ensemble des commissions, là où la législature précédente en comptait plus de trente", remarque le groupe Ecolo. Christophe Gilon s'étonne :
Les séances du conseil n'en sont pas moins longues pour autant. Nous traitons simplement les dossiers qui arrivent sur la table du conseil.
"Une majorité qui manque de vision"
Pour Ecolo, cette annulation n'est pas anodine, elle est même inquiétante, sachant que l'institution provinciale compte plus de 900 agents, avec un budget de plus de 200 millions d'euros. Bénédicte Rochet, cheffe de groupe Ecolo au Conseil provincial, déclare :
Une institution publique de cette ampleur ne peut pas se permettre le vide politique. Quand il n'y a plus de dossiers, ce n'est pas la Province qui manque de missions, c'est la majorité qui manque de vision.
Le groupe des verts craint que la majorité MR-Engagés ne laisse la Province de Namur s'éteindre à petit feu, alors que le gouvernement wallon MR-Engagés envisage une réforme des Provinces à l'horizon 2030. Ils considèrent inacceptable que l'institution soit gérée en "affaires courantes".