Environnement
Bièvre investit dans des traceurs GPS… pour détruire les nids de frelons asiatiques
publié le:18/02/2026 11:42:00 - mis à jour: 20/02/2026 14:07:46
La commune a décidé d’investir dans du matériel spécifique afin de repérer les nids, les détruire et mieux lutter contre cette espèce invasive. Une formation vient d’ailleurs d’être dispensée à 4 apiculteurs.
Quatre apiculteurs de Bièvre, prêts à partir à la chasse aux frelons asiatiques. Ils viennent en tout cas d'être formés à l'utilisation d'un tout nouveau système. Le principe ? Fixer un minuscule traceur sur l'insecte à l'aide de plusieurs outils. Une fois relâché, il suffit ensuite de le suivre, grâce à des récepteurs, pour localiser l'endroit où il se rend : son nid. Cette innovation, on la doit à Bart Callaert, fondateur de DroneBee, qui assure lui-même la formation des futurs utilisateurs.
Les apiculteurs apprennent assez vite à s'en servir. Ce n'est pas si compliqué une fois qu'on s'est un peu entraîné. On a d'ailleurs déjà trouvé beaucoup de nids ailleurs en Belgique. Certains apiculteurs en ont localisé plus de cinquante dans leur zone.
Antoine Poncelet, lui, y voit déjà plus clair sur cette technologie. L'apiculteur espère qu'elle fera la différence sur le terrain.
Ça semble être une solution qui a pas mal d'atouts pour repérer les nids. Moi, par exemple, je travaille dans une vallée entourée de forêts : c'était quasiment impossible de les localiser. Cette technique pourra vraiment nous aider à les détruire plus vite et plus facilement.
Beaucoup de dégâts l'an dernier
Pour la commune, l'achat du matériel représente un investissement d'un peu plus de 2 000 euros. Une dépense jugée nécessaire par le bourgmestre Michaël Modave.
On a été fortement sensibilisés. Les frelons causent énormément de dégâts chez les apiculteurs, mais aussi pour la biodiversité en général. Ils ne s'attaquent pas qu'aux abeilles : c'est tout un écosystème qui est menacé.
Si la commune a décidé d'agir, c'est effectivement parce qu'elle a été interpellée par les apiculteurs locaux, durement touchés par le frelon asiatique. Parmi eux, Hugo Delogne.
J'en ai vu énormément autour de mon rucher. Il ne me reste presque plus rien : une ruche sur sept. Les dégâts sont déjà importants et cela ne va pas s'arranger si on ne fait rien.
Pour être pleinement efficace, ce dispositif devra être combiné à d'autres méthodes de lutte, comme les pièges. 550 couvercles viennent d'ailleurs d'être fournis à la commune.