Patrimoine
Ça bouge (enfin) pour le porche de la Collégiale de Dinant
publié le:11/10/2023 09:41:00 - mis à jour: 11/10/2023 12:43:32
Le porche de la Collégiale de Dinant est soutenu par des échafaudages depuis 17 ans. Le dossier semble enfin se débloquer avec l’approbation du cahier des charges pour sa restauration.
La patience, voilà certainement une vertu dont les paroissiens, et autres touristes, qui fréquentent la Collégiale de Dinant auront dû faire preuve. Depuis 17 ans, le porche sud, la principale entrée de l'édifice, est en effet soutenue par des échafaudages. Cette patience semble toutefois sur le point d'être récompensée.
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L'awap, l'agence wallonne du patrimoine, a en effet marqué son accord : la Ville de Dinant peut lancer la procédure pour la rénovation du porche sud de la Collégiale. Ce lundi 9 octobre, le conseil communal a approuvé le cahier des charges pour la consolidation et la restauration de cette partie de l'édifice.
Le montant des travaux est estimé à 600.000€. La Ville espère obtenir entre 60 et 70% de subsides.
Et le reste de l'édifice ?
Cet accord intervient alors qu'aucune décision n'a été prise quant au reste de l'édifice. C'est d'ailleurs ce que n'a pas manqué de relever Christophe Tumerelle pour l'opposition :
Il avait toujours été dit qu'on ne faisait rien au porche latéral tant qu'on ne travaillait pas sur les fondations. L'avis du nouvel architecte a-t-il changé ?
Il est vrai que le porche sud ne constitue pas la seule partie de la Collégiale qui nécessite des travaux de rénovation. Des morceaux de pierre sont tombés et les murs ont été consolidés « provisoirement ».
Le Bourgmestre, Thierry Bodlet, estime, pour sa part, que la Région wallonne a la main dans ce dossier :
Ce sont les conclusions de l'awap, sur base du travail de l'architecte. Nous, je ne vais pas dire qu'on est au balcon mais c'est un peu ça. On n'est pas à même de vérifier si c'est judicieux ou pas de faire ça, indépendamment des fondations. A priori, toutes les démarches ont été entreprises par l'architecte et vérifiées par l'awap. Évidemment, il y a d'autres choses à faire à la collégiale et à d'autres monuments classés mais la Région nous donne des autorisations et des moyens en fonction des siens et c'est elle qui vérifie les conditions techniques.
Le cahier des charges est finalement approuvé par le conseil communal dinantais, lançant ainsi le dossier de rénovation d'une partie d'un bâtiment qui en a vu d'autres, lui qui se dresse en bord de Meuse depuis le XIIIè siècle.