Portrait

Cancer du sein : Isabelle François sur le chemin de la résilience

publié le:10/10/2023 16:14:00 - mis à jour: 11/10/2023 09:50:55

A l'occasion d'octobre rose, un mois d'action contre le cancer du sein, nous sommes allés à la rencontre d’Isabelle François, une cinacienne touchée par cette maladie.

Comme tous les jours Isabelle François est partie dans la campagne cinacienne baskets aux pieds et sac au dos. Depuis un an, cette promenade est une parenthèse dans son quotidien, explique-t-elle.

Je fais une boucle qui traverse les fermes de Véhir, ça fait à peu près cinq kilomètres. C'est en pleine nature donc c'est parfait pour se vider la tête.

Un souvenir qu'on voudrait effacer de sa mémoire

Marcher est devenu un véritable besoin depuis son opération en décembre 2022 : une ablation totale de son sein gauche suite à un cancer décelé quelques semaines plus tôt. C'est ce souvenir qu'elle essaie d'effacer de sa mémoire.

Quand on rentre à l'hôpital le matin, vous devez vous laver avec de l'Iso-Bétadine et dire au revoir à votre sein. C'est déjà très dur… Ensuite, on est opéré en fin de journée et le lendemain matin, on doit rentrer chez soi comme s'il ne s'était rien passé.

Envie de coucher ses émotions sur papier

A sa sortie d'hôpital, elle ne se laisse pas abattre. En plus d'une aide psychologique classique, elle se tourne rapidement vers d'autres formes de thérapies : la marche donc, le dessin mais aussi l'écriture.

L'air de rien, on est quand même fort seul dans cette épreuve, même si on est entouré. Une des façons de pouvoir sortir tous les sentiments qui me traversent, c'était d'écrire. Dès que quelque chose me passe par la tête, dès que j'ai une idée qu'elle soit positive ou négative, j'ai envie de la coucher sur papier.

Isabelle François se reconstruit pas à pas

Isabelle François fait partie des 10.000 personnes touchées par le cancer du sein chaque année en Belgique. Toujours en traitement, elle se reconstruit pas à pas.

Comme dirait ma fille : tu as bien avancé maman. Il y a encore des jours de pluie intérieure comme j'appelle ça. Ce n'est pas tous les jours facile, mais j'ai quand même l'impression que le chemin que j'ai entamé s'éclaircit quand même.

Pour donner du sens à ce qu'elle vit et pour sensibiliser le grand public, la Cinacienne songe à publier ses créations artistiques.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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