Celles: chez Mathot, on veut pouvoir affronter le black out

publié le:03/09/2014 17:16:53 - mis à jour: 03/09/2014 18:20:38

La menace d'un "black out" électrique, ou à tout le moins de coupures temporaires du courant dans certaines zones, ne laisse pas les entreprises indifférentes. Pour certaines d'entre elles, c'est même vital de trouver des solutions de remplacement. Juste au cas où...

Perchée sur les hauteurs de Celles, la société MATHOT conditionne et distribue du beurre un peu partout en Europe. Sur son site de Celles, elle occupe une quarantaine de personnes sur différentes lignes de production. 600 tonnes de beurre sous différentes étiquettes quittent chaque semaine les quais de l'entreprise.

 
Outre le fonctionnement des machines, ses vastes entrepôts doivent être réfrigérés en permanence. L'entreprise est donc une grande consommatrice de courant, d'autant plus que les équipes se succèdent de 6 à 22 heures sur les lignes. La cabine électrique flambant neuve témoigne de la puissance qui doit être développée, dépassant parfois les 500 ampères.
 
Inutile de le dire, une coupure de courant dans une telle entreprise, et c'est la catastrophe. Alors quand on parle de black out, ici on ne perd pas de temps pour réagir.
 
L'entreprise dispose déjà d'un groupe électrogène, mais il est dépassé et pas suffisamment puissant. Elle a donc commandé un nouveau groupe électrogène d'une valeur de 50 000 euros. L'objectif est qu'il soit placé le plus rapidement possible, en tout cas avant que la menace de coupure devienne réelle. En réalité, les responsables de la société savaient qu'ils devraient réaliser cet investissement, mais celui-ci  n'avait pas encore été budgété. La menace des coupures a donc un peu précipité l'investissement. 
Et pour parer toute éventualité, la commande s'est accompagnée d'une obligation de mettre à disposition des équipements provisoires en cas d'impossibilité de fournir directement le matériel définitif.
 

"On est au courant par la presse"

Abel Mathot est l'un des responsables de cette entreprise qui compte dans la région. Techniquement, dit-il, ils seront prêts pour faire face à la situation; mais il déplore le manque de réactivité des autorités. C'est le distributeur de courant, Elia, et la presse, dit-il, qui les ont alertés. Une situation finalement assez classique selon lui ; les entreprises étant souvent un peu labandonnées à leur sort.
 
Mais si les établissements Mathot ont la possibilité de réaliser d'urgence les travaux nécessaires, toutes les entreprises ne sont sans doute pas logées à la même enseigne. Pour beaucoup d'entre elles, l'achat ou la location du matériel, ainsi que les surcoûts liés à la consommation de mazout, pourraient bien s'avérer trop élevés pour qu'elles puissent y faire face. Et c'est bien pour cela que des voix s'élèvent pour demander, dès maintenant, un soutien accru des autorités.

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CDJ

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