Environnement

À Houyet, une fleuriste cultive ses propres bouquets

publié le:27/08/2026 12:00:00 - mis à jour: 27/08/2026 14:49:37

Véronique Gouraj fait partie du mouvement Slow Flower, qui privilégie les fleurs locales, de saison et cultivées de manière écologique.

Dans son atelier de Houyet, Véronique Goraj prépare les compositions florales d'un mariage prévu dans quelques jours. Pour cette fleuriste et floricultrice, les fleurs utilisées proviennent toutes de son propre champ, installé à quelques pas de l'atelier.

La mariée a demandé des tonalités majoritairement blanches, avec quelques touches de bleu, de rose et de mauve pâle, ainsi que quelques petites touches de jaune. C'est vraiment un défi de se dire : qu'est-ce que j'ai au champ qui va me permettre de faire ce que les mariés ont demandé ? Et j'adore !

Des fleurs locales, sans pesticides

C'est tout le principe de son projet "Alterrenatives" : Véronique cultive des fleurs de saison sans pesticides ni engrais chimiques. Cette démarche s'inscrit dans le mouvement Slow Flower, qui défend une floristique plus locale, écologique et respectueuse du rythme des saisons. Pas question donc d'aller chercher à l'autre bout du monde les variétés qui manquent, ni de chauffer des serres pour produire hors saison.

C'est facile de cultiver des fleurs en Belgique, mais il faut accepter les limitations. Certaines fleurs, on ne peut pas les faire pousser et, en hiver, on n'en a pas. La saison s'étend ainsi essentiellement de la fin mars à la mi-octobre, en fonction notamment des conditions de culture.

Un nouveau champ à Houyet

Cette année, Véronique a dû ajouter un défi à son calendrier : déménager son champ de Gesves à Houyet. Une nouvelle parcelle qu'il a fallu préparer et replanter.

C'est repartir depuis le départ, retravailler toute la terre. Et comme je ne suis pas motorisée, je n'ai pas de tracteur… Point de vue physique, c'est quand même énormément, notamment lorsqu'il faut déplacer les bulbes et tout replanter.

Connaître ses fleurs pour mieux les composer

Ce travail au champ est aussi ce qui nourrit son activité de fleuriste. Véronique apprécie cette alternance entre les semis, les plantations, la récolte et la création des bouquets.

C'est vraiment chouette de se lever et de se dire : qu'est-ce que je vais cueillir ? Comment je vais faire les bouquets avec ? Qu'est-ce qui est prêt ? Qu'est-ce qui est en bon état ? Je pense que je ne pourrais pas faire la partie uniquement fleuriste si je n'avais pas la partie champ.

À force de les voir pousser, elle connaît aussi précisément ses fleurs et leur évolution. Ce savoir  estparticulièrement précieux lorsqu'il s'agit de préparer les compositions d'un mariage.

Pour un mariage, il faut vraiment les prendre entre les deux. Il faut que ce soit assez ouvert pour que ce soit beau dans le mariage, mais pas de trop.

Pour découvrir le travail de Véronique et, plus largement, les coulisses des fleurs belges, son terrain sera prochainement accessible au public. Le 30 août, les membres du réseau Slow Flowers Belgique participant à la journée ouvriront les portes de leurs boutiques ou de leurs terrains.

 

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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