Chloé Pesesse n'a que 24 ans, elle vient d'une famille d'agriculteurs. Dans sa ferme florale, elle cultive des dizaines de variétés destinées à fleurir les tables de mariages ou à offrir pour les occasions.
Au milieu des tracteurs et des vaches, ce sont des fleurs qui poussent dans le champ de Chloé Pesesse, à Thynes. La jeune fleuriste dinantaise a voulu développer cette culture, plutôt rare dans la région, sur un petit lopin de terre. Depuis trois ans, elle y fait pousser zinnias, échinops et autres fleurs en tous genres :
J'ai des annuelles, des vivaces et des bisannuelles. J'ai vraiment un panel assez large pour pouvoir répondre à la demande tous les mois de l'année, en tout cas au printemps et en été.
Chloé a grandi dans une famille d'agriculteurs. Elle voulait, elle aussi, cultiver ses produits sur l'exploitation familiale pour concevoir des bouquets de fleurs 100 % locales :
J'ai toujours vu mes parents et mes frères produire directement ce qu'on consomme. Donc, je crois que ça a clairement joué. C'est aussi une question d'éthique. Je crois qu'en tant que consommatrice, j'aurais adoré pouvoir me dire que les fleurs venaient d'ici.
Des bouquets toute l'année
La fleuriste veut aussi travailler avec des fleurs de saison. Elle s'est donc diversifiée pour pouvoir proposer des bouquets toute l'année, y compris de fleurs séchées :
Je les récolte en été, pendant la floraison. Je les mets la tête en bas dans une pièce bien sèche et chaude. Et alors, à partir du mois d'octobre, je propose des bouquets de fleurs séchées avec toutes les récoltes que j'ai pu faire pendant l'été.
L'anticipation fait d'ailleurs partie intégrante du métier. Avec ses clients, la fleuriste fonctionne uniquement sur commande :
Généralement, je demande à être prévenue 24 h à l'avance parce que, vu que c'est moi qui produis les fleurs et qui les coupe, il faut que je les récolte à une période bien fraîche de la journée, donc le soir ou le matin. Je fais aussi les événements et mariages. Là, généralement, les gens me préviennent un an à l'avance pour que je puisse prévoir mes plantations en fonction.
Bientôt un magasin dans le village
Pour l'instant, Chloé travaille encore à mi-temps chez une fleuriste cinacienne. Elle a donc installé un atelier temporaire dans un bâtiment de la ferme. Mais, sur le long terme, elle envisage d'aménager son propre magasin au cœur du village.
Je fais quelques travaux actuellement pour pouvoir, par la suite, ouvrir mon petit magasin de fleurs. Je pourrai proposer des heures d'ouverture et les gens auront bien plus facile de venir commander, ou directement venir chercher un bouquet qui est prêt.
Le petit frère de Chloé envisage, lui, d'ouvrir sa boucherie juste à côté de la fleuriste. Une chose est sûre : la fratrie Pesesse compte de véritables graines d'entrepreneurs, dont les projets n'attendent qu'à se concrétiser.