Après les recensements nocturnes menés cet hiver dans les forêts de Rochefort, le DNF analyse les données récoltées pour établir les plans de tir de la prochaine saison de chasse.
Etablir les plans de tir pour la prochaine saison de chasse est loin d'être simple et demande une certaine maîtrise des mathématiques. Le calcul commence par une estimation du nombre de cervidés présenrs dans les bois concernés.
Sur la base des observations récoltées à la fin de l'hiver dans les forêts rochefortoises, couplées à d'autres données statistiques, le chef de cantonnement du DNF de Rochefort, Thibaut Gheysen, peut estimer le nombre de cerfs présents sur son territoire :
Nous combinons toute une série de données théoriques, comme le taux d'accroissement d'une population équilibrée, estimé à 33 %, ainsi que les données relatives à la mortalité des cervidés. En croisant l'ensemble de ces informations, nous obtenons la densité la plus probable d'animaux sur l'ensemble de la zone concernée par les recensements.
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Passer de 70 à 45 animaux par 1.000 hectares
Pour 2026, la densité la plus probable est estimée à septante animaux pour 1.000 hectares avant les naissances. Ce chiffre, obtenu au terme de plusieurs calculs, permettra d'établir les plans de tir pour la prochaine saison de chasse.
L'objectif est de ramener la population de cervidés des forêts rochefortoises au niveau fixé par la circulaire, soit 45 animaux pour 1.000 hectares, afin de garantir un équilibre entre la forêt et le gibier.
Le chef de cantonnement poursuit :
À l'origine, les plans de tir avaient pour objectif de sauver une espèce qui était en voie de disparition. Aujourd'hui, ils répondent davantage à une nécessité de régulation des populations afin de maintenir un niveau compatible avec le bon fonctionnement de l'écosystème forestier. Ici, les populations doivent diminuer. Avec près de 70 animaux pour 1.000 hectares alors que la circulaire en prévoit 45, nous allons fixer un minimum de prélèvements que le monde de la chasse devra réaliser durant l'année cynégétique.
Population stable de gibier
Le recensement du gibier est réalisé depuis de nombreuses années dans nos forêts. Sur les dix dernières années, la population de cervidés est restée relativement stable, conclut Thibaut Gheysen :
Hormis le pic observé en 2022, qui s'explique probablement par des conditions météorologiques particulières, la population apparaît globalement stable, voire en légère augmentation.
Si le recensement du gibier est mené de manière scientifique par le DNF, avec l'aide de représentants du monde de la chasse lors des rondes nocturnes, les seuils fixés par la circulaire, qui détermine le nombre d'animaux par 1.000 hectares jugé compatible avec l'équilibre forestier, sont toutefois régulièrement remis en question par les différents acteurs de la forêt.