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Recensement du gibier : au cœur du travail nocturne du DNF

publié le:17/03/2026 12:00:00 - mis à jour: 18/03/2026 15:48:57

Durant ce mois de mars, les agents du DNF effectuent un recensement en opérant des rondes nocturnes. Immersion avec une équipe dans les bois de Frandeux, à proximité de Rochefort.

Il y a ces moments privilégiés : observer du gibier dans son environnement naturel. Sous les projecteurs, leurs yeux fendent l'obscurité et la vie animale apparaît tout à coup. Et ce sont bien souvent ces yeux brillants qui permettent aux agents du DNF de recenser le gibier durant ces rondes nocturnes. Thibaut Gheysen, chef du cantonnement DNF de Rochefort :

Ce sont des animaux qui restent cachés la journée et qu'on voit mieux la nuit. Ils sortent dans les prairies et leurs yeux réfléchissent la lumière. Ils sont donc facilement visibles et comptables la nuit. Les cerfs sont les animaux qui nous intéressent lors de ces recensements. Mais cela n'empêche pas que l'on relève toutes les autres espèces que l'on croise. On a vu du chevreuil, du daim, du lièvre, des bécasses. On note tout, mais l'objectif principal est axé sur le cerf. 

Collecte de données

En ce mois de mars, les agents du DNF réalisent ces rondes nocturnes une fois par semaine. Le croisement de toutes les données récoltées permet ensuite d'établir un recensement assez précis. L'agent du DNF poursuit :

L'analyse se fait sur l'ensemble des parcours de la zone. Ici, sur le secteur, sept parcours sont réalisés en même temps. C'est donc l'ensemble des sept parcours et leurs répétitions qui vont nous donner une évolution. Nous aurons les résultats courant du mois d'avril. 

Un chasseur dans la voiture

Louis De Schaetzen, chasseur sur ce territoire, accompagne les agents du DNF dans cette mission. Même s'il apporte son aide pour le comptage, sa présence est avant tout nécessaire pour valider les données récoltées, puisqu'elles détermineront les plans de tir pour la prochaine saison de chasse. Le chasseur explique :

Nous accompagnons le DNF pour vérifier qu'il ne se trompe pas sur les espèces et pour confirmer les chiffres afin d'objectiver ensuite les plans de tir. À ce stade, il est difficile d'évaluer si les chasses se sont bien déroulées. C'est assez aléatoire, parce que dans ce massif le gibier bouge énormément. Nous sommes en bordure du massif de la Donation Royale, donc c'est plus compliqué. Ces comptages donnent néanmoins une idée et nous sommes aussi là pour comparer et essayer de rendre les chiffres les plus réalistes possible. 

Cette nuit-là, l'équipage a effectué à trois reprises la même boucle dans les bois de Frandeux afin de recouper les données récoltées. Un travail minutieux, jusque tard dans la nuit, qui témoigne aussi de la passion de ces agents pour la faune sauvage.
 

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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