Ce nouveau parcours de 208 kilomètres a été inauguré ce dimanche à Lessive. Il s'inscrit dans le projet “aires protégées” en Wallonie, qui vise à protéger davantage la biodiversité.
En plein cœur du village de Lessive, dans la commune de Rochefort, de nombreux marcheurs sont présents pour découvrir la toute nouvelle marche itinérante. Pour cette inauguration, plusieurs parcours sont proposés, allant de cinq à quinze kilomètres. Ils traversent deux réserves naturelles, parmi les 21 désormais intégrées à cet itinéraire. Un randonneur confie :
Ils ne sont pas forcément accessibles tout le temps. On ne les connaît pas en général, on ne sait pas trop où ils se trouvent. C'est vraiment une bonne opportunité de les découvrir.
Tout au long du parcours, des guides accueillent les visiteurs aux différents points clés. Leur mission est de faire découvrir la richesse des milieux protégés et de sensibiliser le public à les respecter. Spécialiste des amphibiens, Dimitri Arianoff explique aux visiteurs les sept espèces présentes à quelques mètres de lui :
La sensibilisation, c'est de l'éducation aussi. Passer le message, c'est ce qu'il y a de plus important. Sans la nature, on n'est rien.
Un itinéraire de 208 kilomètres
Le circuit est désormais accessible toute l'année. Un roadbook permet de suivre les 208 kilomètres du parcours, répartis en 29 tronçons. Une manière de découvrir progressivement la faune et la flore. Le président de Natagora Famenne, Robert Vanham, souligne la mise en valeur du territoire :
Le long des circuits, il y a des panneaux didactiques explicatifs et des aires de vision pour regarder la nature.
21 réserves naturelles en Famenne
Derrière ce tour pédestre se cache un projet d'une plus grande ampleur. Depuis 2022, le programme “aires protégées” vise à étendre le réseau des réserves naturelles en Wallonie. En Famenne, le bilan est plutôt positif : aux 500 hectares de réserves existantes se sont ajoutés 75 hectares supplémentaires. C'est le fruit d'un travail de terrain qui aura duré près de quatre ans. Nora Scieur, coordinatrice du projet chez Natagora, explique les différentes phases du projet :
D'abord, on crée des sites protégés, on leur met un statut de protection fort. La deuxième étape est de restaurer des habitats qui ont été dégradés, soit à cause de l'abandon ou par l'action humaine, pour protéger certaines espèces. Notre objectif est de restaurer ces milieux menacés à l'échelle européenne et wallonne.
Cette inauguration marque l'aboutissement du projet tout en ouvrant ces espaces naturels au grand public, pour permettre aux visiteurs de s'approprier ces lieux désormais mieux protégés.
Caroline Pluymers