Politique

David Clarinval réveillé par les syndicats policiers

publié le:17/02/2023 11:44:00 - mis à jour: 17/02/2023 18:03:58

Six heures ce matin, les syndicats policiers frappent à la porte de David Clarinval. Le vice-Premier ministre a écouté leurs revendications à l'aube d'un comité ministériel restreint sur la réforme des pensions

Dès potron-minet, David Clarinval reçoit la visite à son domicile d'une vingtaine de policiers. Il est six heures ce vendredi matin à Bièvre, les délégués syndicaux sont invités par le vice-Premier ministre à s'asseoir autour de la table pour une discussion bien matinale. A l'aube d'un comité ministériel restreint, les délégués syndicaux ont deux revendications à faire-valoir auprès du ministre fédéral. Les mêmes revendications qu'ils défendent depuis des mois :

  • L'augmentation des barèmes salariaux en une fois et non étalée en trois ans.
  • Le maintien de la NAPAP (pour non-activité préalable à la pension), soit le régime spécifique de fin de carrière à la police, avec une pré-pension possible dès 58 ans

Pour la première revendication portant sur l'augmentation salariale, David Clarinval est en accord avec les syndicats policiers:

Il y a eu un accord qui a été donné par la ministre de l'Intérieur que nous n'avons pas soutenu pour des raisons budgétaires. Je n'avais pas trouvé cette démarche correcte. Mais nous avons convenu que nous allions revenir sur cette décision d'ici le mois de mars lors du nouveau conclave budgétaire.

Quant à la deuxième revendication portant sur le maintien de la NAPAP, le Bièvrois est moins enclin à suivre les syndicats:

Je ne suis pas enclin à accepter qu'il y ait des systèmes préférentiels au niveau du départ à la pension pour certaines professions. Nous privilégions un système unique et cohérent. Pour ce type de décision, il faut de la justice. Par contre, il est injuste que les policiers soient les seuls fonctionnaires qui voient leur système raboté.

Les syndicats policiers satisfaits

Après une quinzaine de minutes de discussion autour de la table, l'intervention matinale des syndicats se termine. Les délégués syndicaux sur place semblent satisfaits des réponses obtenues. Fabrice Discry est délégué permanent au syndicat national du personnel de police et de sécurité :

Il a entendu nos revendications. Il semble prêt à défendre une revalorisation salariale pour les policiers en one-shot après le conclave budgétaire de mars. Et par rapport à la NAPAP, il n'est pas contre le maintien de ce régime jusqu'à l'élaboration d'une loi pension pour les métiers pénibles.

David Clarinval ne fut pas le seul à avoir reçu la visite de policiers ce matin. Les deux autres ministres fédéraux namurois, Georges Gilkinet et Pierre-Yves Dermagne, ont connu le même sort, avant de prendre la direction de la capitale pour prendre part au kern, avec dans le viseur, la réforme des pensions.


 

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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