Améliorer l'autonomie alimentaire d'une ferme tout en permettant à des étudiants d'Ago-Bio Tech de se former. C'est le but d'une série de rencontres proposées par le Gal Condroz-Famenne dans la région.
Des étudiants de Gembloux Agro-Bio Tech ont rendu visite à la Ferme de la Bourgade de Moressée. Une ferme bio où l'on pratique l'élevage de bleu mixtes et la production de lait, de beurre et de fromage. Pourquoi cette visite? Antoine Stiefkens, l'un des étudiants, répond:
On est ici dans le cadre du cours d'alimentation appliquée, pour faire un bilan fourrager de l'exploitation et mesurer l'autonomie alimentaire de l'éleveur.
Le but est de pouvoir aider l'exploitant à calculer au mieux le ratio d'alimentation pour les vaches, afin d'avoir la meilleure production de lait possible. Et cela commence par une carte d'identité de la ferme, explique Yves Beckers, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech:
On vient voir de quoi elle se compose, quels sont les types de vaches, quelles sont les ressources alimentaires produites sur l'exploitation qui pourront être utilisées durant la période hivernale.
En effet, les vaches pâturent principalement en prairie en été, mais en hiver, il leur faut aussi une bonne assiette. Jean-Marie Leboutte est le responsable de la Ferme de la Bourgade:
Ce qu'elles ont, c'est principalement de l'herbe produite ici. J'amène en plus des céréales achetées dans la région, chez mon frère, un peu de luzerne qui vient d'une ferme à côté de Gembloux.
Après avoir recueilli toutes ces données, les étudiants vont proposer à l'agriculteur des pistes qui vont l'aider à améliorer son assiette: de nouveaux aliments, d'autres proportions, ou une exploitation différente des parcelles, par exemple. Un win-win, explique Héloïse Lebars, étudiante:
L'éleveur va bénéficer de travaux et d'améliorations pour son exploitation, et nous, ça nous fait apprendre avec notre professeur.
Objectif au final pour Jean-Marie Leboutte: produire avec le meilleur coût possible.
L'important est d'avoir quelque chose qui ne coûte pas trop cher, qu'on puisse produire nous-même. Parce que quand on achète les produits, surtout en bio, c'est fort coûteux.
Une quinzaine d'exploitations bénéficie de cette démarche d'amélioration de l'autonomie alimentaire proposée par le Gal Condroz-Famenne.
