Mobilité

Dinant : cure de jouvence pour le viaduc Charlemagne

publié le:13/05/2025 16:46:00 - mis à jour: 14/05/2025 18:08:15

À Dinant, le viaduc Charlemagne subit un lifting à sa hauteur. Construit au début des années 80, cet ouvrage impressionnant qui enjambe la Meuse va subir une réhabilitation en profondeur.

Le viaduc Charlemagne, l'un des plus hauts ouvrages d'art du pays, entame sa mue. Quarante ans après sa construction, un vaste chantier de réhabilitation vient de débuter, sous la direction de la SOFICO, dont Guillaume Fraikin est l'adjoint à la communication :

Les équipes sont occupées à préparer le chantier, à retirer notamment les barrières anti-suicide. Elles seront replacées à la fin du chantier. Les opérations se concentrent également sur le retrait des garde-corps.

Entre 10.000 et 12.000 véhicules empruntent le viaduc au quotidien. Au fil du temps, l'ouvrage a montré des signes évidents de fatigue. Au point que, depuis 2021, le trafic n'est plus possible que sur une seule voie par sens de circulation.

Suite à des problèmes d'étanchéité au niveau de l'ouvrage, des dégradations du revêtement apparaissaient de manière régulière et nécessitaient donc des interventions de réparation. Ce viaduc Charlemagne avait véritablement besoin d'une cure de jouvence. Une réhabilitation complète d'une part, au niveau de la face supérieure de l'ouvrage, avec notamment un renouvellement de l'étanchéité et des revêtements, mais d'autre part à l'intérieur même du caisson de l'ouvrage.

Dans les entrailles du viaduc

Le caisson, c'est la face non visible de l'iceberg, celle qui supporte la structure routière. Ici aussi, le chantier est d'envergure, dans l'optique toujours de prolonger la durée de vie de l'ouvrage.

Tous les avaloirs sont reliés à un tuyau d'évacuation. L'eau qui finit dans les avaloirs est évacuée grâce à de grandes conduites principales. A certains endroits, à des raccords, il y avait des fuites d'eau qui pouvaient à terme créer de la corrosion au niveau de la structure de l'ouvrage. Ces manchons seront remplacés.

Pendant la première phase des travaux, toute la circulation de cette N97 est rabattue sur les voies en direction de Ciney. La fin de l'ensemble du chantier est prévue pour l'automne 2026, si les délais sont respectés, pour un montant global de 7.000.000 d'euros, à charge de la SOFICO.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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