Mobilité

Suppression du passage à niveau à Bouvignes : des riverains inquiets des expropriations

publié le:07/10/2026 16:37:00 - mis à jour: 10/10/2026 00:06:24

Cinq habitations vont être rasées pour laisser place au futur tunnel. Parmi elles, une entreprise qui vient justement de terminer des travaux d'agrandissement.

Il se ferme très régulièrement et provoque des files, mais c'est bientôt terminé. La demande de permis pour remplacer le passage à niveau de Bouvignes par un passage sous voies a été acceptée. Cette décision réjouit la Ville de Dinant et son échevin de la Mobilité, Christophe Tumerelle.

En un quart d'heure, je pense que c'est la cinquième ou sixième fois que les barrières se baissent. C'est un réel problème, on peut parfois attendre une bonne dizaine de minutes au passage à niveau de Bouvignes. Cette solution de passage sous voies nous convient donc pleinement.

La Région wallonne a par ailleurs pris en compte certaines remarques formulées lors de l'enquête publique.

Elle a notamment tenu compte des avis de la zone Dinaphi, qui a alerté sur les voiries de secours et les problèmes liés aux croisements. Des améliorations sont également prévues pour recréer de la verdure. Toute une série de contraintes et de critères ont donc été intégrés pour permettre la réalisation du projet.

Si le projet doit permettre d'améliorer la mobilité, il faudra d'abord passer par un chantier conséquent et d'importantes perturbations. La voirie sera fermée et des déviations seront mises en place via la route de Philippeville et via Yvoir.

Une entreprise va devoir déménager

Ce projet ne fait pas que des heureux. Cinq habitations vont être rasées pour laisser place au futur tunnel. Parmi elles, une entreprise : Tapis Clean. Son gérant, Jean-Paul Gauthier, a appris la nouvelle un peu par hasard.

En traversant le passage à niveau, j'ai remarqué une affiche jaune. Je l'ai lue et je me suis rendu compte que j'étais concerné. Je suis alors allé à la commune pour me renseigner. Aujourd'hui, je ne connais ni le calendrier ni la manière dont les choses vont se dérouler. Je dois donc chercher moi-même des solutions.

Pour l'entreprise, c'est une véritable catastrophe. D'autant qu'elle vient tout juste de réaliser de nouveaux investissements.

Nous avons terminé des travaux après avoir investi une somme considérable pour adapter nos installations et développer nos activités. Nous avons terminé les derniers travaux en janvier et, en mars ou avril, j'ai appris que j'étais exproprié. J'ai trouvé cette annonce particulièrement brutale.

Infrabel va prochainement entamer les négociations avec les riverains concernés par les expropriations. Le gestionnaire du réseau ferroviaire n'a pas encore communiqué de calendrier précis pour les travaux. La Ville espère une fin de chantier d'ici deux ou trois ans.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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