Mobilité

Dinant : début de l’enquête publique pour supprimer le passage à niveau de Bouvignes

publié le:19/05/2026 12:47:00 - mis à jour: 20/05/2026 14:56:47

Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire, souhaite le remplacer par un passage sous-voies. Un nouvel aménagement qui permettrait plus de sécurité et moins d’embouteillages.

Pour les riverains de Bouvignes, le passage à niveau de la rue Fétis est un rituel quotidien… et une source de frustration bien connue. L'attente peut parfois durer jusqu'à un quart d'heure derrière les barrières closes. Une situation qu'Infrabel entend résoudre en supprimant purement et simplement ce passage à niveau, confirme Jessica Nibelle, porte-parole du gestionnaire du réseau ferroviaire.

Notre objectif est de supprimer un maximum de passages à niveau, et celui de la rue Fétis fait partie de nos projets. Sa suppression permet de fluidifier le trafic routier, de garantir la sécurité ferroviaire et d'éviter la congestion dans la commune de Dinant.

Le projet, soumis à enquête publique, prévoit de remplacer le passage à niveau par un tunnel sous les voies, accessible aux voitures, mais aussi aux piétons et aux cyclistes, précise Christophe Tumerelle, échevin de la mobilité à Dinant.

Les piétons et cyclistes circuleront en hauteur, à 2m50 au-dessus de la voirie, en toute sécurité. Une connexion sera également aménagée entre les trottoirs de Bouvignes et de Dinant, dans les deux sens.

5 expropriations

Ce projet n'est pas sans conséquences. Pour réaliser ce tunnel, cinq habitations situées à l'entrée de Bouvignes devraient être expropriées et démolies, poursuit l'échevin.

Infrabel est contraint d'exproprier les cinq premières maisons à l'entrée de Bouvignes afin de disposer d'une sortie de tunnel conforme aux normes réglementaires, notamment en termes de pente. Ces expropriations seront effectives si le permis est accordé par le fonctionnaire délégué.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel projet est envisagé. En 2024, une première demande avait été rejetée par la commune et la Région wallonne, les virages du nouvel accès étant jugés trop étroits et dangereux. Christophe Tumerelle explique pourquoi cette solution de compromis n'a pas convaincu.

Cette première version prévoyait des virages plus courts, ce qui aurait permis à Infrabel d'exproprier moins de maisons. Mais elle posait des problèmes de croisement entre camions, bus et tracteurs. Elle ne nous convenait pas, et nous avons demandé à Infrabel de revoir sa copie.

L'enquête publique se clôture le 17 juin. À ce stade, les riverains concernés par les expropriations n'ont toujours pas été contactés par Infrabel.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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