Animaux
Dinant intensifie sa lutte contre les ratons laveurs
publié le:15/09/2026 16:09:00 - mis à jour: 16/09/2026 14:51:10
Dinant renforce sa lutte contre les ratons laveurs de plus en plus présents dans les quartiers. Pour protéger habitants, animaux et faune locale, la ville mise sur des cages mobiles et des bénévoles agréés.
À Dinant, les ratons laveurs ne font plus seulement des apparitions isolées : ils circulent entre jardins, quartiers résidentiels et zones boisées. Face à la multiplication des signalements, la Ville a revu sa manière d'agir et déploie désormais cinq cages mobiles dans l'entité, confiées aux habitants qui constatent une recrudescence de l'animal.
Une fois capturé, le raton laveur, reconnu comme espèce invasive, est pris en charge par des bénévoles agréés ou par le Département Nature et Forêt.
Pour le bourgmestre, Richard Fournaux, ce changement n'est pas un simple ajustement : il marque une nouvelle manière d'aborder un phénomène devenu massif. La population, elle, reste partagée entre image attendrissante et danger réel :
Ce qui se faisait au cas par cas est devenu une organisation continue. Une partie de la population voit le raton laveur comme un animal sympathique… mais les spécialistes nous rappellent qu'il est dangereux pour la faune, les animaux domestiques et l'être humain.
La commune a donc tranché : protéger les habitants et les animaux passe par une action plus ferme, même si elle implique un dilemme moral.
En tant que bourgmestre et responsable du bien-être animal, tuer un animal… ça fend le cœur. Mais c'est nécessaire pour éviter la diffusion de certaines épidémies.
Une procédure plus efficace, un phénomène plus vaste que prévu
La nouvelle méthode repose sur des cages mobiles, des bénévoles agréés et une intervention dès qu'un signalement arrive. Et les résultats montrent l'ampleur du problème.
Un seul bénévole a pu mettre fin à la vie de 47 ratons laveurs en quelques semaines dans les Fonds de Leffe. Ça montre combien d'animaux étaient présents… et l'efficacité du service mis en œuvre.
Sur un territoire de 10.000 hectares, dont deux tiers de zones boisées, contrôler la population reste pourtant très difficile.
Ce n'est pas simple de mesurer l'évolution du nombre d'animaux en divagation. Le territoire est immense.
Face à une demande croissante, Dinant envisage déjà de renforcer le dispositif et d'augmenter le nombre de cages disponibles. La lutte contre les ratons laveurs s'annonce longue, sur un territoire vaste et boisé où la vigilance des habitants reste essentielle.