Sécurité

Dinant : la police sensibilise au cyberharcèlement dans les écoles

publié le:21/04/2023 11:41:00 - mis à jour: 21/04/2023 18:30:51

La zone de Police Haute-Meuse a développé un module de sensibilisation au harcèlement sur les réseaux sociaux. Deux policiers abordent les dangers d'internet avec des élèves de première secondaire.

C'est une forme de harcèlement numérique qui touche principalement les jeunes. Le cyberharcèlement, les élèves de première secondaire du Collège de Bellevue l'abordent pendant 1h30 avec deux policiers de la Zone de Police Haute-Meuse. La plupart d'entre eux sont déjà familiers avec le sujet, comme Tom et Noé.

J'ai déjà vu ça une fois en primaire. Après, j'ai été le dire puis ça s'est arrêté.

J'en parle souvent avec mes parents parce que j'ai déjà vu aussi des gens qui ont vécu ça.

C'est la cinquième classe que ces policiers sensibilisent au cyberharcèlement. Le sujet intéresse et concerne les jeunes, selon le commissaire Alexandre Jacobs.

On constate une vraie participation, ils font des parallèles avec leur situation personnelle. On a même déjà eu des enfants qui se lèvent et partent en pleurant parce qu'ils sont eux-mêmes victimes de harcèlement ou qu'ils l'ont été.

Un phénomène courant

C'est pendant le Covid que ces policiers formés comme conseillers en prévention ont développé ce module de sensibilisation, car le phénomène s'est accentué ces dernières années chez les jeunes. Les thèmes principaux du module sont le harcèlement à l'école et en ligne, avec un focus particulier sur les prédateurs des réseaux sociaux.

Le harcèlement a toujours existé dans les écoles mais le développement des réseaux sociaux fait que ça peut continuer le soir, la nuit, le week-end. Il y a vraiment une pression sur certains jeunes avec des conséquences très graves. On a malheureusement des faits de tentatives de suicide voire de suicides d'adolescents.

Avec leur uniforme, Alexandre Jacobs et son collègue espèrent donner plus d'impact à leur message. Au total, ils vont rencontrer 8 classes de 1ère secondaire dans cette école dinantaise, soit environ 200 élèves.

On a fait le choix d'organiser ceci avec l'école de Bellevue de Dinant parce que c'est la plus grosse sur la zone et la plus proche de chez nous. Mais notre objectif est de le présenter à toutes les humanités, avec comme public cible les première secondaire.

Dès l'année prochaine, ce module pourrait devenir obligatoire dans toutes les écoles de la zone de Police Haute-Meuse.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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