Police

Dinant : le ministre de l'intérieur en visite au commissariat de la zone de police Haute-Meuse

publié le:31/03/2026 15:44:00 - mis à jour: 31/03/2026 16:24:30

Une manière pour Bernard Quintin de mieux comprendre la réalité et les défis de la zone, dans un contexte où le ministre envisage de réduire le nombre de zones de police locales de 180 à 60.

Le ministre fédéral de la sécurité et de l'intérieur est accueilli en grande pompe à Dinant. Bernard Quintin rencontre pour la première fois le Collège de la zone de Police Haute-Meuse et les autorités dinantaises. 

Accompagné par le chef de corps et le gouverneur de la Province, il découvre avec beaucoup d'intérêt les infrastructures de l'hôtel de police dinantais, des bureaux, à la salle d'entrainement et au stand de tir. L'occasion, pour lui, d'échanger avec le personnel policier.

Je suis très content d'avoir pu venir ici, de voir une équipe très soudée et engagée, dans un commissariat encore relativement nouveau. C'est aussi très important. Je travaille à l'attractivité de la fonction publique parce qu'on a un déficit important de personnel tant à la police fédérale que dans les polices locales. Et il est vrai qu'avoir un environnement de travail comme celui-ci est aussi un élément de motivation.

Le bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux, confie :

J'étais extrêmement étonné du temps qu'il prend à écouter les gens, pas seulement le président ou le commissaire divisionnaire, mais il est aussi allé à la rencontre de plusieurs inspecteurs ou agents pour évoquer avec eux la manière dont ils travaillent au quotidien.

Lutter contre le trafic de stupéfiants

Cette rencontre est aussi l'occasion pour les différents acteurs de se mettre autour de la table pour discuter des défis actuels de la zone, comme le trafic de stupéfiants. Mais pas seulement, rappelle Edwin Dassonville, chef de corps de la zone de police Haute-Meuse.

La thématique était d'actualité par rapport aux nombreuses opérations et arrestations qui ont été faites dans ce domaine. Mais il y a beaucoup d'autres thématiques, notamment les violences intrafamiliales ou conjugales, avec tous les problèmes de violence qu'on peut rencontrer et leurs conséquences sur la famille ou les enfants.

De 180 à 60 zones de police locale

La fusion des zones de police est aussi à l'ordre du jour de la visite du ministre, qui envisage de diminuer drastiquement le nombre de zones de police en Belgique.

Il y a 180 zones de police locale en Belgique. L'objectif est de passer à 60 zones pour avoir des plus grandes zones qui puissent mieux s'organiser, tout en tenant compte de la réalité de ces différentes zones. Le but n'est pas d'avoir une politique unique pour toutes les zones locales, ça n'aurait aucun sens. On voit qu'il y a des phénomènes transversaux, comme le trafic de drogue, mais aussi des réalités locales dont on doit pouvoir tenir compte.

Edwin Dassonville précise que la zone de police Haute-Meuse a déjà accentué les synergies avec ses voisins.

Avec la zone de police Condroz-Famenne, Lesse et Lhomme et Houille-Semois, on se réunit régulièrement et on partage avec les différents collègues. Aujourd'hui, il y avait la zone des Arches qui venait s'entraîner dans notre stand de tir. Donc, on a on a pas mal de projets avec les 13 zones de police de la Province de Namur. On se doute bien que les lignes vont changer.

Le ministre de l'intérieur a rappelé que la loi sur les fusions devrait sortir dans les prochaines semaines. Après quoi il prévoit de faire le tour des provinces pour étudier les éventuelles fusions.


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Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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