Un important feu de forêt a ravagé neuf hectares dans le massif de la Croix-Scaille ce vendredi, côté français. L’origine de l’incendie est encore inconnue. Une enquête est en cours.
Le contraste est saisissant : d'un côté, une forêt verdoyante ; de l'autre, un décor calciné… Cette parcelle forestière a complètement brûlé dans le massif de la Croix-Scaille, côté français, à quelques mètres à peine de la frontière belge et du territoire de la commune de Gedinne. Aucune victime n'est à déplorer. Magalie Bihain, bourgmestre de Gedinne, précise :
Environ neuf hectares ont été brûlés. Ce n'est pas rien et cela aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Si l'incendie s'était déclaré un jour plus tôt, avec des vents plus importants, la situation aurait pu être beaucoup plus critique.
Enquête en cours
Il s'agit du feu de forêt le plus important jamais rencontré par les pompiers de la zone Dinaphi, venus en renfort de leurs homologues français. Une vingtaine de véhicules et une quarantaine de pompiers ont été mobilisés pour combattre les flammes pendant environ cinq heures.
Patrice Liétart, porte-parole de la zone Dinaphi, explique :
Dans un premier temps, le feu a été fixé, c'est-à-dire que sa progression a été arrêtée. Ensuite, une opération de noyage a été menée. Une fois le feu maîtrisé, il faut arroser à nouveau la zone pour éviter toute reprise, car les braises peuvent rester dangereuses pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours.
Les pompiers français sont ensuite restés sur place une bonne partie de la nuit afin de prévenir toute reprise du feu. À l'heure actuelle, l'origine de l'incendie reste inconnue et une enquête est en cours.
Autorités DNF et services de secours autour de la table
Mais, après coup, une autre question se pose pour les autorités et les services de secours : que faire pour éviter que cela ne se reproduise ?
Magalie Bihain :
Le climat a tendance à évoluer. Nous devons donc nous organiser et faire preuve d'une vigilance accrue. J'ai pris contact ce matin avec le DNF et le commandant de la zone afin d'organiser une réunion pour voir comment mieux intervenir et quelles mesures mettre en place pour limiter les risques.
Patrice Liétart ajoute :
Nous avons déjà organisé un exercice il y a deux ans à Vresse sur ce type de situation, et un autre est prochainement prévu. On constate que la préparation est primordiale dans notre métier, comme dans tous les métiers d'intervention. Ces exercices nous permettent de nous rapprocher au plus près de la réalité. Lors de cette intervention, nous n'avons constaté aucun dysfonctionnement : tout s'est bien déroulé en compagnie des pompiers français.
Ce premier week-end de mai était classé à risque en matière de feux de forêt, en raison d'une période particulièrement sèche en sortie d'hiver. La Fange de l'Abîme, située dans le même massif, avait d'ailleurs été fermée au public ces derniers jours pour cette raison. Avec l'arrivée de la pluie, cette interdiction sera levée ce mardi 5 mai.