Interview
Havelange: "Les finances se redressent et c'est Belfius qui le dit!"
publié le:02/03/2019 11:42:00 - mis à jour: 02/03/2019 12:05:20
Havelange remonte la pente. La commune se permet désormais de "mettre de côté" un peu plus chaque année. Mais pas question de dépenser inconsidérément, dit la bourgmestre Nathalie Demanet.
Le conseil communal d'Havelange a pris connaissance d'un audit réalisé par la banque Belfius attestant d'une amélioration des finances de la commune.
La bourgmestre Nathalie Demanet explique cet audit:
Si on calcule de 2013 à 2017, les réserves ont augmenté de 60%. On a donc une dynamique d'investissement; l'étude Belfius montre qu'on a pu garder une capacité d'entretenir notre patrimoine malgré une politique de diminution des dépenses. Le profil est plus joli, ça s'améliore, mais on reste attentif. (...) Pour vous donner un exemple, on avait 12€ de bénéfice propre par habitant sur un bduget de 6 millions d'euros en 2013, cela fait 60.000€. Une vente de bois qui se passe mal, une dépense imprévue dans une école: vous ne pouvez pas imaginer le stress. En 2017, on avait 86€ par habitant, cela fait 410.000€, c'est plus confortable. L'idée n'est pas de mettre de côté pour le plaisir mais pour des projets futurs.
Au-delà de sa commune, il y a des contingences extérieures qui n'incitent pas Nathale Demanet à l'optimisme:
Il y a la réforme des aides APE, cela va diminuer les dépenses de fonctionnement: en 2012, cela fera moins 30.000€ pour l'exercice propre. Il y a aussi un impact de 100.000€ lié à la réforme des pensions. Si on ajoute la réforme de la Protection civile et la réforme des ambulances, je crains que la dotation communale à la zone de secours va continuer de croître ces deux ou trois prochaines années. Notre autonomie de fonctionnement va encore être réduite ces cinq prochaines années.
Le conseil communal a aussi abordé la question des fusions de communes proposées par le Gouvernement wallon:
En tant que gestionnaire de deniers publics, il serait ridicule de fermer la porte à la réflexion. On peut se poser la question de l'apport d'une fusion en terme de ressources humaines. De là à dire qu'on fonce et qu'on communique publiquement, non. A la limite, si je travaillais sur cette réflexion, je ne vous le dirais pas. Si jamais il y a une étude, il faut d'abord voir avec quelle commune? Derrière la territorialité d'une commune, il y a aussi de l'affectif. Par souci de transparence, je ne vais pas annoncer que je fais une réunion avec Clavier ou Somme-Leuze, il faut d'abord travailler avant de communiquer sinon je vais perdre beaucoup d'énergie à répondre à des critiques sur Facebook! (rire)