Pâques

« Je produis jusqu’à 3.000 œufs par jour » : les chocolateries dans le rush avant Pâques

publié le:01/04/2026 14:17:00 - mis à jour: 02/04/2026 13:45:43

Chaque jour, des milliers d’œufs et autres douceurs sont confectionnés pour satisfaire petits et grands, fidèles à cette tradition toujours très populaire. Immersion dans 3 chocolateries.

À l'approche de Pâques, les chocolateries tournent à plein régime. Entre le soin apporté aux créations, la diversité des saveurs et le travail sur les emballages, chaque étape demande du temps et une grande précision. Un travail minutieux, indispensable pour séduire les clients, comme le souligne Cédric Chauvaux, chocolatier à Jamblinne (Les Chocolatiers de mon Papa).

L'objectif, c'est de donner envie. L'emballage doit être soigné pour attirer le regard. Là, on arrive en fin de production, mais c'est clairement la dernière ligne droite.

Derrière les vitrines, certaines pièces ressemblent d'ailleurs à de véritables œuvres d'art. À Anseremme, Étienne Bouvier se dit presque prêt pour Pâques.

Toute la production est prête. Maintenant, on attend de voir ce qui va se vendre et ce qu'il faudra éventuellement relancer. Chaque année est différente, et les goûts évoluent, donc il est difficile de prévoir précisément les quantités.

Pour s'adapter, ce chocolatier a choisi d'anticiper. La production des œufs de Pâques a débuté il y a plus de deux mois.

Nous travaillons avec des revendeurs, notamment des boulangeries, qui doivent recevoir leur marchandise suffisamment tôt pour préparer leurs emballages. Du coup, il faut organiser la production en amont.

Une production plus prudente

Chez Chocamel, à Anhée, les clients sont déjà au rendez-vous. Dans l'atelier, la production se poursuit en parallèle, avec jusqu'à 3.000 œufs confectionnés chaque jour. Un volume important… mais en légère baisse par rapport aux années précédentes. En cause : la hausse des coûts énergétiques et un contexte économique incertain. Mélanie Scailteur préfère donc jouer la prudence.

Les clients seront sans doute au rendez-vous, mais on reste prudents. On préfère produire progressivement, quitte à refaire des petits assortiments au fur et à mesure, plutôt que de prévoir trop.

Malgré les incertitudes, tous s'accordent : les prochains jours seront décisifs pour le plus grand moment de ventes de l'année.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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