A 90 ans, Jean Huart vit seul dans son appartement dinantais et ce, grâce aux multiples visites des aides familiales qui assurent toutes les tâches quotidiennes qu'il ne peut plus remplir.
Il y a quelques temps, Jean Huart (90 ans) a décidé que c'était, dans son appartement, en bord de Meuse, qu'il voulait vivre. Son état de santé nécessite une assistance et un suivi journalier mais pour lui, il n'est absolument pas question d'entrer en maison de repos. Il estime avoir vécu une mauvaise expérience et ne veut plus en entendre parler.
C'est un sujet très sensible! Ma maison de repos, c'est ici.
Alors, sept jours sur sept, ce sont les aides familiales qui préparent des repas, font les courses, assurent les démarches administratives nécessaires. Elles assurent aussi l'entretien du linge et de l'habitation. En tout, elles sont sept à se partager les "visites" chez lui.
Ce sont mes anges gardiens, il n'y en a aucune qui fait défaut ...
Même si la santé de Jean Huart lui joue souvent des mauvais tours et que sa mobilité est réduite, son choix de rester vivre chez lui est primordial.
Normalement, je me débrouille tout seul, mais, normalement, il faut quelqu'un pour m'aider à me relever. Toute la journée, je suis seul, mais il faut que je voyage, quand même. Et, ça, c'est le point difficile. ...
Jean espère bien rester chez lui le plus longtemps possible mais sans le réseau des aides familiales, cela ne serait pas possible. Corinne Haustraete, l'aide familiale du SPAF, le service provincial d'aide familiale, explique:
Nous, c'est notre but. pour les personnes vieilissantes, c'est qu'elles puissent vivre le plus longtemps possible chez elles, voire pouvoir mourrir chez elles, si c'est possible.
A son âge, Jean vit au ralenti. Veuf depuis deux ans, il est attaché à son lieu de vie et ne s'ennuie jamais.
J'aime beaucoup la communication et la présence de personnes. Et, en général, je ne ressens pas de solitude. J'ai toujours quelque chose à faire et j'ai toujours trop peu de temps...
