Mobilité
La galère d’un Jemellois : les nouveaux horaires SNCB doublent son temps de trajet
publié le:17/12/2025 14:26:00 - mis à jour: 18/12/2025 14:10:38
Suite à des modifications d'horaires de la SNCB, Fabian Demily, un Jemellois professeur à Virton, passe désormais quatre heures par jour dans le train au lieu de deux.
Comme presque tous les jours, Fabian Demily arrive sur le quai de la gare de Rochefort-Jemelle pour prendre le train direction Virton, où il donne cours dans une Haute École.
Je prends le train jusque Libramont où j'ai ma correspondance. Avant c'était 6h28 ou 7h28, dorénavant, avec les nouveaux horaires, c'est 6h31 ou 7h31.
Ces nouveaux horaires ont changé son quotidien. Ce trajet, qu'il effectue depuis plus de vingt ans, s'est considérablement allongé.
Avant, je mettais une heure et dix minutes. Maintenant, je vais mettre deux heures. J'arrive à Libramont et je dois attendre une heure. C'est une véritable aberration.
Un changement dû aux travaux sur la ligne 162
De son côté, la SNCB explique que ces changements d'horaires n'ont rien à voir avec le nouveau plan de transport récemment mis en vigueur. Ils sont liés à des travaux de modernisation de la ligne 162 Namur-Luxembourg, comme le précise Tom Guillaume, le porte-parole :
Il s'agit de travaux d'Infrabel. Il existe néanmois d'autres alternatives pour les navetteurs, par exemple en prenant la correspondance à Arlon. Nous invitons d'ailleurs les voyageurs à planifier leur trajet à l'avance via le planificateur SNCB, qui renseigne le trajet le plus rapide et tient compte des adaptations.
Le Jemellois a déjà étudié cette alternative, mais elle ne lui ferait gagner que quelques minutes, sans certitude. Il a d'autres possibilités en tête, mais aucune ne fait l'unanimité.
Si ça dure un an, je me demande comment je vais m'organiser. Peut-être reprendre la voiture… mais ce n'était pas le choix que j'avais fait. Je me vois mal quitter mon boulot pour ces raisons-là, surtout après vingt-trois années d'ancienneté.
Face aux difficultés rencontrées par les usagers, la question est aussi politique. Interpellé en commission par deux bourgmestres de la Gaume, le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, demande à la SNCB d'organiser des navettes de bus si nécessaire. Pendant ce temps, une pétition en ligne réclame le maintien des correspondances.
En attendant, Fabian passera quatre heures dans le train pour son trajet aller-retour, au lieu de deux auparavant.