L'élevage bio de Frumont cultive la fraise depuis trois ans maintenant. Pour le couple de producteurs, ce produit d'appel représente un plus, même si la cueillette demande du travail.
Le soleil vient à peine de se lever, mais il y a déjà de l'activité dans les serres de la ferme de Frumont. Emilie Talmasse et son mari Jérôme, ainsi que leur jeune aide saisonnière, sont en pleine cueillette des fraises, comme chaque matin depuis la fin du mois d'avril. La récolte dure en général six semaines, explique Emilie.
On a commencé à 5h30, avant qu'il ne fasse trop chaud dans les serres, et puis c'est pas plus mal pour la conservation des fraises. On peut cueillir soit tôt le matin, soit tard le soir. Nous, on préfère le matin, comme ça les fraises sont vendues le jour-même, bien fraîches. C'est assez intense comme boulot, mais on aime bien.
Cette exploitation située dans la commune d'Onhaye s'est lancée dans la culture des fraises il y a trois ans, d'abord avec une serre, puis deux. Aujourd'hui, elle compte 3000 plants de fraises, qui produisent chacun entre 350 et 400g. Chaque jour, la petite équipe remplit entre 60 et 120 raviers de ce fruit rouge, sucré et juteux.
Une année chaude pour la fraise
Les fraises de Frumont sont labellisées "Fraises de Wallonie". Elles sont bio, comme le reste des produits de la ferme. Le couple d'éleveurs a fait le choix de n'utiliser aucun produit phyto pour cette culture plutôt exigeante, qui nécessite une certaine quantité d'eau et de chaleur, note la fraisiériste.
Il faut faire attention à ce que le sol soit bien humide, mais trop. Il ne faut pas non plus qu'il fasse trop chaud, ce n'est pas bon pour la fraise. L'année passée, il a fait mauvaise mais la récolte n'a pas été si mauvaise. Cette année, il fait beaucoup trop chaud, je pense.
Cette année, la ferme de Frumont a perdu 1/8 de sa production à cause des rats. Mais malgré cela, les rendements sont bons. Ils envisagent même d'installer une troisième serre pour l'année prochaine. Il faut dire que la fraise est un véritable produit d'appel pour les producteurs.
Les gens sont attirés par le produit parce que la période est très courte. Ils l'attendent avec impatience ! Et puis les clients qui ne connaissent pas forcément le magasin de la ferme viennent au chalet, ce qui nous permet de nous faire connaître.
Après la cueillette du matin, les raviers de fraises sont pesés avant de prendre la direction du cabanon installé le long de la chaussée à Onhaye. Ce plaisir éphémère se terminera au début du mois de juin.
