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Le home de Bièvre s’offre une seconde jeunesse en intégrant un bâtiment flambant neuf

publié le:10/03/2020 16:12:00 - mis à jour: 10/03/2020 21:40:01

Le home de Bièvre a déménagé à quelques mètres de l’ancien bâtiment, qui n’était plus aux normes. Le nouvel édifice possède du matériel de dernière génération et il pourra accueillir plus de résidents.

Quitter l'ancienne résidence Saint-Hubert de Bièvre était une nécessité pour les pensionnaires et le personnel. Le bâtiment, datant des années septante, ne propose pas de douches dans les chambres. C'est pourtant une obligation wallonne. Grâce au nouvel édifice, construit à cent mètres de l'ancien, les normes sont à présent respectées, explique la directrice de l'ancienne résidence, Ingrid Cambrai:

Les vieilles chambres, pour la plupart, ne possèdent qu'un lavabo sans WC. Il n'y a aucune douche individuelle. Nous lavions les résidents dans des baignoires ce qui n'est ni pratique, ni la norme actuelle. Dans les vieilles chambres, les prises sont au sol. Nous les avons mises à hauteur d'homme dans les nouvelles pour éviter que les résidents comme le personnel ne s'abîment trop le dos. Nous avions prévu une journée pour déménager les pensionnaires, nous n'avons eu besoin que d'une matinée.

Pour s'occuper des résidents, l'équipe médicale possède à présent du matériel dernier cri, comme un espace de balnéothérapie. Ces équipements permettront peut-être à Saint-Hubert, qui ne change pas de nom, d'avoir un nouveau titre de fonctionnement et donc d'engager du personnel, détaille la nouvelle directrice, Wendy Rykers:

Nous engagerons du personnel en fonction du taux de remplissage de la structure. Nous pourrions embaucher des ergothérapeutes par exemple. Nous avons le titre de maison de repos. Nous voulons faire la demande pour avoir le titre de maison de repos et de soins. Cela nous permettra de recevoir des personnes avec des pathologies plus lourdes.

Huit millions d'euros

C'est donc en partie à cause de cet équipement de qualité supérieure que le home a coûté 8 M €. Cela fait quinze ans que Bièvre, Gedinne et Vresse-sur-Semois travaillent sur ce projet. Elles ont d'abord voulu rénover le bâtiment existant, mais c'était trop compliqué. La démographie des trois communes explique aussi la nécessité de posséder un espace comme celui-là. Thierry Léonet, le président de l' ASBL Résidence Saint-Hubert, le confirme :

Vresse-sur-Semois a une population très vieillissante. Gedinne et Bièvre un peu moins, mais le taux de personnes âgées de plus de quatre-vingts ans reste assez important. Les résidents de ces trois communes qui veulent s'installer au home paient deux euros de moins que ceux venus d'ailleurs. Le prix pour les quarante-deux résidents actuels reste le même que dans le vieux bâtiment, soit 45€ par jour. Les nouveaux arrivants devront payer 55€. Nous n'avions d'autre choix que d'augmenter les prix au vu du coût d'une telle construction pour nos trois communes.

D'ailleurs, pour financer cet emprunt, ce ne sont plus quarante-deux, mais quatre-vingts pensionnaires que la nouvelle résidence peut accueillir. Des réservations sont déjà prévues pour le mois d'avril. En ce qui concerne l'ancien bâtiment, il sera peut-être détruit ou réaffecté. Les autorités des trois communes doivent se réunir pour prendre une décision.

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