Politique

Bièvre : Le ministre fédéral David Clarinval face aux inquiétudes des syndicats

publié le:29/04/2025 14:18:00 - mis à jour: 30/04/2025 11:08:52

Photo Lucie Vandeleenen

En marge de la manifestation devant l’hôtel de ville de Bièvre, une réunion entre syndicats et le vice-premier ministre fédéral David Clarinval s'est tenue pour évoquer les réformes.

Rencontre aux aurores, ce mardi matin, entre les trois délégations syndicales principales du pays et le Vice-premier ministre David Clarinval dans son fief de Bièvre. L'entrevue démarre par une petite pique du Bièvrois, attendu à 10h du côté de Bruxelles:

Je travaille, moi. Je ne fais pas grève !

Les tensions s'apaisent ensuite rapidement. Pendant un peu plus d'une heure, dans un climat respectueux et constructif, à en croire les protagonistes, les organisations syndicales, en front commun, s'entretiennent avec le ministre fédéral en charge de l'emploi. Les thèmes abordés sont forcément les différentes réformes voulues par le gouvernement Arizona, notamment celle du chômage ou encore la flexibilité du marché du travail. Au sortir de la réunion, David Clarinval est serein:

Ces réformes peuvent paraitre parfois difficiles mais elles sont nécessaires. On ne pourra pas faire l'impasse. Mais on peut tenir compte, sur certains volets, des remarques qui sont formulées. Je ne dis pas qu'on va tout réécrire, mais il y a certains aspects qui mériteront d'être corrigés à la marge.

Malgré les divergences d'opinion, certains points en particulier ont trouvé un écho auprès du ministre bièvrois. Isabelle Meerhaeghe, secrétaire fédérale CSC Namur-Dinant, retient d'abord le positif:

Le ministre nous a dit que, sous cette législature, il ne toucherait pas à l'indexation automatique des salaires. Une autre information importante concerne l'AGR, l'allocation de garantie de revenu. Il s'agit d'un complément de chômage pour les personnes qui ont un tout petit salaire et qui travaillent à temps partiel. Elle concerne principalement les femmes. Là aussi, je pense qu'il a été sensibilisé aux situations qu'on a pu lui exposer.

Du positif mais encore beaucoup de blocages

Mais le nœud du problème reste bien serré autour de ces différentes réformes et les mesures qui en découlent. Les syndicats redoutent, selon leurs mots, un bain de sang social. Sébastien Carboni, secrétaire régional à la FTBG Namur, n'en démord pas:

Le ministre s'en fout qu'une personne qui a travaillé trente-huit ans dans les titres-services, ou chez Cora, soit exclue du chômage après avoir perdu son emploi. On sent vraiment qu'il y a un manque d'empathie.

Olivier Lecomte, secrétaire régional adjoint à la CGSLB, embraye sur la flexibilité du travail:

Le ministre semble conscient de certaines conséquences mais minimise un peu trop les autres, notamment sur les demandeurs d'emploi, sur les conditions de travail des travailleurs, concernant la flexibilité.

D'autres grèves et d'autres manifestations sont attendues dans les mois à venir. Les syndicats veulent enfoncer le clou et dénoncer encore et toujours ces mesures du gouvernement Arizona qu'ils considèrent comme anti-sociales.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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