Le conseil communal de Dinant a, une nouvelle fois, rejeté le plan de stationnement. La présence de l’avocate de la Ville autour de la table n’a rien changé, c’est toujours non !
Cinq passages devant le conseil communal et le plan de stationnement de Dinant n'est toujours pas voté ! L'obstination de la majorité, et particulièrement du bourgmestre Thierry Bodlet, n'aura pas payé. Deux rejets, deux arrêts de séance faute de quorum et un report plus tard, le plan de stationnement est toujours en rade.
Ce lundi soir, le Collège a pourtant introduit un nouveau personnage dans cette saga qui n'en finit pas. Il a invité son avocate, Maître Véronique Vanden Acker, spécialiste en marchés publics, avec une mission : tenter de convaincre les conseillers de la nécessité juridique de voter le règlement qui encadre le stationnement payant.
En substance, voici son analyse : oui, le Collège a agi dans les règles en attribuant le contrat et non, il n'est pas possible d'attendre.
La concession a été attribuée à Indigo, si vous renoncez, il y a renonciation abusive, donc vous vous exposez à un dommage.
L'avocate évoque des indemnités qui pourraient s'élever entre 600.000€ et un million. A l'heure actuelle, comme l'a fait remarquer l'opposition, rien ne prouve qu'il soit dans les intentions d'Indigo de réclamer des indemnités mais pour Me Vanden Acker « Si elle le fait, elle gagnera. Je me battrai bec et ongles pour défendre les intérêts de la Ville mais je suis avocate, pas Harry Potter ».
Pour Me Vanden Acker, le règlement ne peut pas être modifié à cette étape de la procédure. Il pourra l'être une fois, le règlement voté dans le cadre du comité d'accompagnement.
Si Thierry Bodlet espérait provoquer le basculement de l'un ou l'autre conseiller avec l'intervention de l'avocate, il en a été pour ses frais. Chacun a campé sur ses positions.
Des menaces et des intimidations
L'opposition dinantaise qui s'est étonnée de revoir une nouvelle fois le point inscrit à l'ordre du jour du conseil a rappelé qu'elle souhaite un report du point après les élections.
Pour elle, Indigo a indiqué qu'elle ne réclamerait pas d'indemnités, on peut donc prendre le temps de rediscuter calmement du dossier. Christophe Tumerelle dénonce en outre des intimidations auprès de certains conseillers pour faire aboutir ce projet « au forceps » :
Pour moi, il y a eu une erreur technique voire juridique (dans le fait de faire voter le plan en deux fois, en février 2023 et en automne 2023, ndlr.) Je propose qu'on reporte le point au 1er janvier 2025. Le conseil communal est souverain. Pas de menace, pas de chantage, pas de coups de téléphone intempestifs !
Thierry Bodlet, de son côté, regrette qu'à l'exception de Laurent Brion, personne ne lui a envoyé par écrit ses remarques ou demandes de modification suite au report de décembre. Pour lui, l'opposition n'est pas constructive sur ce dossier :
Le point sur la table revient parce qu'on attend toujours vos remarques alors que ça fait un an qu'on en parle. Je ne comprends pas bien pourquoi on en est là aujourd'hui, alors qu'une fois que le contrat est conclu, tout peut être modifié.
Finalement après une grosse heure de débat, on n'est pas plus avancé qu'après le premier passage devant le conseil, le 7 novembre dernier. Le point est mis au vote : l'opposition LDB vote contre, rejointe par Michèle Goffart et Laurent Brion (groupe DINANT), tandis que l'échevin Robert Closset s'abstient. 11 voix contre 11, le point est à nouveau rejeté.
Pour revoir le conseil communal du 29 janvier :