Commerce

Le shop du Shell de Hastière ferme ses portes: "Je pars à cause de la concurrence mais serein"

publié le:29/10/2021 17:05:00 - mis à jour: 29/10/2021 18:28:03

Le gérant et son employée venue l'aider pour ce dernier jour

Le Shop de la station Shell de Hastière ferme ses portes ce vendredi. Le gérant part à la retraite poussé par la marque repreneuse et la concurrence. Sergio Pia stoppe son activité sans aucun regret.

Il ne reste plus grand-chose sur les étagères du Shop Shell de Hastière: un paquet de chewing-gum par-ci, une canette de bière par-là, on sent que c'est la fin. Après 9 ans de gestion, Sergio Pia prend sa retraite. Il n'y aura plus d'épicerie, mais la pompe continue. Octo+ a vendu la station au groupe Maes. Les conditions proposées par les nouveaux propriétaires ne convenaient pas au patron:

Le contrat qu'ils me proposaient n'était pas intéressant. Quelque part, ils me poussaient vers la sortie. Ils m'ont proposé cela il y a un an, donc j'ai décidé à ce moment-là que j'arrêtais. Je vais déménager à La Louvière et aider de temps en temps mon fils dans sa pizzeria.

Cette fermeture traduit une tendance malheureusement bien répandue dans les centres-villes ruraux: la fermeture des petits commerces. Cette situation contribue à créer des villes-dortoirs où les gens se côtoient très peu. Sergio était d'ailleurs apprécié par ses clients, comme Jean-Pierre Simon, un habitué:

Bien-sûr que ça va me manquer. Ça me permettait de passer le temps, d'avoir de la compagnie puisque je suis veuf. Je n'avais qu'à traverser la rue, je venais voir Sergio, je faisais une petite course pour lui s'il avait besoin d'aide. C'était un peu un lieu de rassemblement.

La concurrence est rude

En plus de ce contrat défavorable, la concurrence est devenue rude dans le secteur. Il y a aussi cette satanée crise sanitaire qui est passée par là:

Depuis le coronavirus, le chiffre d'affaires a beaucoup baissé. Ça s'est accentué quand ils ont ouvert une pompe à Anthée. On a aussi une pompe Esso juste à côté, donc trop de concurrence tue la concurrence.

À l'heure de faire ses derniers cartons, Sergio vit ce dernier jour d'activité dans la tranquillité:

Quand on travaille quelque part pendant 9 ans, les habitudes s'installent. Ça va me faire bizarre de ne plus voir les gens, de ne plus me lever pour aller travailler. Mais, depuis que je sais que je vais arrêter, je me suis préparé mentalement. Ça va, je pars serein.

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CDJ

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