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"Les Amis de Poilvache", les gardiens de la forteresse

publié le:29/07/2020 17:21:00 - mis à jour: 06/08/2020 09:40:44

Depuis 1987, des bénévoles travaillent à la sauvegarde de la forteresse de Poilvache, un site médiéval reconnu comme "Patrimoine Majeur de la Wallonie". Rencontre avec cette ASBL yvoirienne...

Depuis plusieurs centaines d'années, elle surplombe la Meuse et le charmant petit village de Houx. La forteresse de Poilvache, témoin de l'histoire médiévale mosane, fait partie du "Patrimoine Majeur de la Wallonie". Aujourd'hui, si les chevaliers l'ont désertée, d'autres gardiens ont pris le relais pour préserver ces ruines. Ils se nomment "Les Amis de Poilvache", Alain Vande Roy fait partie du groupe:
La préservation du site est l'une de nos principales missions. On fait régulièrement le tour du domaine pour déceler les problèmes, les différents incidents, etc. Des pierres peuvent tomber, voire disparaître. Nous sommes des surveillantes, des sortes de lanceurs d'alertes. 
L'ASBL "Les Amis de Poilvache" a été créée en 1987. Une quinzaine de bénévoles férus d'Histoire oeuvrent quotidiennement à la sauvegarde de ce patrimoine mosan. Ils gèrent notamment l'accueil des touristes pendant l'année et les visites guidées. C'est le cas de Michèle Barcena-André, la présidente:
Chez moi, cette passion est une histoire de famille. Ma grand-mère était institutrice, elle nous racontait l'Histoire. 
Luc Baillot, le secrétaire de l'ASBL, est là depuis le début de l'aventure:
Moi, je suis amoureux du paysage et du panorama que l'on a ici au-dessus. J'habite Anhée de l'autre côté du fleuve. Quand j'ai appris qu'un comité se créait pour sauver le site en 1987, je ne voulais pas manquer l'occasion. 
"Les Amis de Poilvache" participent aussi à certains travaux d'entretien et de réhabilitation du site. Jean-Pierre Willame s'occupe par exemple de l'entretien des vestiges, sous la houlette d'archéologues spécialisés:
Ici, on ne restaure pas, on consolide les murs pour éviter de perdre la moindre trace de nos vestiges.
Chaque année, plusieurs milliers de visiteurs arpentent les ruines de Poilvache, sous la surveillance de ses gardiens. 

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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