Le rendez-vous de midi
Les entreprises en bois cherchent de la main-d'œuvre locale (mais n'en trouvent pas)
publié le:30/03/2018 12:14:00 - mis à jour: 30/03/2018 19:21:13
Une délégation de députés wallons PS a visité vendredi matin l'entreprise de bois Fruytier à Marloie. Le point avec le chef de groupe Pierre-Yves Dermagne.
- "En tant que député wallon et échevin de l'économie et de l'emploi de Rochefort, c'est important pour moi d'aller sur le terrain, de rencontrer des entrepreneurs. C'est ce que je fais prioritairement à Rochefort, mais ici on est à Marloie, dans le jardin voisin, et c'était important pour d'emmener mes collègues parlementaires à la rencontre des patrons.
- On a de grandes ressources économiques en bois, dans les communes ou au niveau régional, c'est un secteur qui pèse au niveau de l'emploi: Fruytier génère 250 emplois à Marloie et 450 au niveau belge. On a tout un marché qu'on peut développer: la construction de maisons en bois est un secteur d'avenir, où l'on peut construire plus rapidement, et plus écologiquement. On peut développer des produits innovants comme le lamellé-collé: au niveau des entreprises, tout cela est en phase d'industrialisation et la Wallonie doit soutenir le mouvement. On a même des entreprises qui exportent au Canada, a priori un pays où les compétences et les ressources en bois ne manquent pas.
- Les patrons de Fruytier ont attiré notre attention sur plusieurs points: 1. on replante de plus en plus de feuillus dans les forêts wallonnes mais ils auront encore besoin de résineux, de douglas, d'épicéas, de mélèzes; 2. la formation des jeunes: les entrepreneurs ont des difficultés à engager des mécaniciens, des électriciens, des ingénieurs spécialisés, et ils vont les chercher à l'étranger; 3. le transport de grumes peut poser des difficultés dans les traversées de communes et de centre-villes."