Emploi
Domaine de Chevetogne : les futurs contrats revus à la baisse, les saisonniers impactés
publié le:06/02/2026 13:23:00 - mis à jour: 07/02/2026 23:47:16
Les futurs contrats seront moins avantageux, une mesure qui touchera principalement les saisonniers. Décidée par le conseil provincial de Namur, cette réforme vise à faire des économies.
Le Domaine provincial de Chevetogne est jugé trop coûteux. La Province de Namur, qui lui verse chaque année une dotation de près de 4 millions d'euros, souhaite réduire la facture et impose des économies. Tous les futurs contrats seront revus à la baisse, avec des salaires moins élevés. Une décision portée par deux députées provinciales, dont Sabine Laruelle, députée en charge des Ressources humaines (MR). Selon elle, le nouveau statut se veut un compromis entre l'ancien régime et celui du secteur privé.
Nous avons voulu proposer un statut plus avantageux que les barèmes appliqués dans des activités similaires du secteur privé. Les personnes engagées connaîtront clairement les conditions avant de signer leur contrat. Il n'y aura aucune surprise.
Ce nouveau statut ne s'appliquera qu'aux nouveaux contrats, principalement les saisonniers. Isabelle Joiret, députée provinciale en charge du Domaine de Chevetogne (Les Engagés), également porteuse de la réforme, estime qu'elle est indispensable pour garantir l'avenir du site.
Ces mesures sont nécessaires. Il faut agir maintenant pour assurer la viabilité du domaine. La dotation de plus de 4 millions d'euros ne suffit pas à couvrir l'ensemble des coûts, notamment les frais de personnel. Il était donc indispensable de prendre des décisions dans ce cadre.
L'opposition dénonce
Pour l'opposition, ces économies se font au détriment des travailleurs. Thomas Nagant, député provincial Ecolo, s'inquiète particulièrement pour les saisonniers, souvent fidèles au domaine d'une année à l'autre.
Je pense surtout aux saisonniers qui reviennent chaque année et qui vont reprendre cette saison avec un salaire nettement inférieur à celui qu'ils avaient auparavant. À leur place, je ne serais clairement pas satisfait de cette situation.
L'opposition redoute également l'apparition d'inégalités entre travailleurs, avec des rémunérations différentes pour des fonctions identiques.
Ce n'est pas bon pour la cohésion des équipes. Cela risque de créer des tensions et des conflits au sein du personnel. Et, soyons clairs, c'est une dégradation de l'emploi public qui ne dit pas son nom. Pour nous, c'est totalement inacceptable.
Les économies attendues sur les nouveaux contrats sont estimées entre 11 et 16 % des dépenses, soit environ 60 000 euros par an. Une somme limitée, à l'échelle du budget global du domaine, qui pourrait encore faire l'objet d'autres mesures actuellement à l'étude au sein de la Province.