Agriculture
Marché couvert de Ciney : Philippe Delahaut est le nouveau manager
publié le:12/09/2025 14:31:00 - mis à jour: 29/01/2026 11:32:40
Le marché couvert de Ciney a un nouveau manager depuis deux mois. Philippe Delahaut, de Pessoux, gère désormais le plus grand marché bovin d'Europe.
Philippe Delahaut, vétérinaire de formation et originaire de Pessoux, est le nouveau manager du marché couvert de Ciney. Il prend les rênes de ce site emblématique, considéré comme le plus grand marché bovin d'Europe. Le nouveau manager explique :
Ici, environ 1.500 animaux arrivent chaque vendredi avant de repartir. Ils proviennent de nombreuses fermes. Sur le plan sanitaire et du bien-être animal, c'est une organisation complexe. Mon rôle est de veiller à ce que tout fonctionne harmonieusement
Outre la gestion quotidienne, le nouveau manager se voit confier également une mission à plus long terme : assurer la pérennité du marché, qui traverse actuellement une période difficile.
Un marché en perte de vitesse
À son ouverture en 1985, le marché cinacien accueillait jusqu'à 4.000 bovins chaque semaine. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 1.500. Une érosion qui met en péril l'équilibre financier du site.
Le site dépend du secteur qui voit son nombre de bovins et d'éleveurs diminués ces dernières décennies. Alors faute de pouvoir attirer plus d'animaux, politiques et gestionnaires envisagent d'autres d'autres pistes pour améliorer les finances du site. Il n'est pas exclu de voir un jour débarquer d'autres espèces dans les allées du marché cinacien, comme l'indique Philippe Delahaut :
En Belgique, on observe une augmentation du nombre d'éleveurs de moutons, mais il n'existe pas de marché dédié pour eux. Contrairement aux Pays-Bas, où il existe plusieurs marchés spécialisés.
D'autres solutions, comme l'installation de panneaux photovoltaïques sur le toit du marché est également envisagée.
Un outil "indispensable" pour les éleveurs
Malgré les difficultés, le nouveau manager reste convaincu de l'importance du marché couvert pour l'ensemble de la filière bovine :
C'est le seul endroit où une concurrence loyale peut s'exercer. L'offre et la demande y sont réellement confrontées, ce qui permet de fixer un prix juste.
D'ailleurs, au niveau des prix pour les bovins, ils sont actuellement à la hausse. Il y a un an, un veau pouvait se vendre environ 800 euros. Aujourd'hui dans les allées, il se négocie à 1.400 euros environ. De quoi redonner un peu le sourire aux éleveurs.