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Ychippe-Chevetogne (Ciney) : deux poulaillers de plus de 9.000 poulets inquiètent les riverains

publié le:10/09/2026 12:02:00 - mis à jour: 10/09/2026 15:29:07

À Ciney, entre Chevetogne et Ychippe, un projet de deux poulaillers de plus de 9.000 poulets chacun est actuellement soumis à enquête publique. Les riverains craignent la multiplication de ce type de projet.

Deux poulaillers de plus de 9.000 poulets chacun, de qualité différenciée, pourraient bientôt voir le jour dans un champ, entre Ychippe et Chevetogne, au croisement de la rue de Namorimont et de celle des Grands Vents. Le projet, actuellement soumis à enquête publique, est porté par Anne Artsen, une agricultrice implantée à Ychippe :

Qualité différenciée, c'est quoi exactement ? On a l'industriel, on a la qualité différenciée et on a le bio. Ici, on est entre les deux. C'est aussi des poulets qui vont dehors. Il y a un mètre carré par poulet dehors. Il y a évidemment aussi des bâtiments, deux de 720 mètres carrés.

À quelques mètres de là se trouve un arbre remarquable : le tilleul Ronveaux. Pour préserver au maximum le paysage, les bâtiments devront être implantés au point le plus bas de la parcelle. Depuis la crête, seul leur toit devrait être visible. Une précaution qui ne suffit toutefois pas à rassurer les riverains. Etienne Sokal, riverain, explique :

C'est un lieu de passage historique et de pélerinage. C'est aussi une vue exceptionnelle, non seulement sur le Condroz, mais aussi sur la Famenne, la Calestienne, l'Ardenne. Il n'y a pas de vue aussi remarquable. Nous sommes ici au point culminant du Condroz. On va créer là une structure qui sera un coup de poing dans le paysage. On aura des clôtures qui feront qu'on ne pourra plus admirer le paysage puisqu'elles feront deux mètres de haut. On est également dans une zone de grande biodiversité. Vous voyez aussi ici des cultures de restauration des sols.

Un impact direct sur le quotidien des riverains

Odeurs, bruit ou encore charroi : les inquiétudes portent aussi sur les nuisances liées à l'activité. De son côté, l'agricultrice assure prendre toutes les mesures possibles pour limiter l'impact de son projet :

En temps normal, il n'y a pas ou très peu de circulation. C'est juste la semaine où il y a les poulets qui partent et qu'on fait le nettoyage où il y a un peu plus de mouvement. Il y a cinq tournantes de poulets par an.

Au-delà de cette seule exploitation, c'est donc la multiplication de projets similaires dans le Condroz qui préoccupe les riverains. Etienne Sokal propose une alternative :

C'est que la ville de Ciney nous aide puisqu'elle possède des terrains, à trouver un terrain alternatif et que ce terrain puisse être échangé pour installer ce poulailler dans une zone beaucoup moins sensible.

L'agricultrice, elle, dit se sentir confortée par les différents soutiens qu'elle reçoit pour mener son projet à bien. La fin de l'enquête publique est fixée au 18 septembre.

Fiorine Guéry, Journaliste
fiorine.guery@matele.be

 
 

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