Économie

Maxime, libraire à Beauraing : "Le retrait de colis m'amène 1 client sur 3"

publié le:21/02/2022 14:31:00 - mis à jour: 22/02/2022 14:29:12

Les achats sur le Net ne cessent de croître. Ces services livrent souvent nos achats dans des librairies. Pour beaucoup, c’est devenu indispensable d’être point relais pour attirer la clientèle.

Au moins une fois par semaine, Maxime Stelleman, le libraire de la gare de Beauraing, ramène des gros sacs gris dans sa remise. Le jour de notre visite, 150 colis sont arrivés pour être donnés à des acheteurs en ligne. Le libraire de la gare de Beauraing travaille avec les huit compagnies de livraison de colis qui existent en Belgique:

On travaille beaucoup avec le numérique de nos jours. Les gens font donc souvent leurs commandes sur Internet. Offrir ce service de retrait de colis attire les clients chez nous. Les gens récupèrent leurs colis et ils en profitent pour acheter un magazine ou l'autre. Cela nous ramène un client sur trois.

Classer, trier et étiqueter les colis demandent beaucoup de boulot à Maxime, mais il ne le voit pas comme du travail en plus:

Cela nous demande une grosse gestion, une grosse organisation, mais ça fait partie de notre travail. Si on sait qu'il nous faut deux heures pour trier les colis, ces heures sont comprises dans notre temps de travail global.

À Denée, c'est cette fois une jardinerie qui a décidé d'être un point relais. Le magasin étant nouveau, les gérants veulent par ce biais d'attirer les clients, comme l'explique Elodie Leclercq, la gérante:

On a ouvert durant le confinement. On essaie de trouver des opportunités pour nous faire connaître et on a pensé que le service de point relais était une bonne idée. Cela rend service à nos clients et en plus quand ils viennent ils vont peut-être nous acheter quelque chose.

Le point de collecte pour colis est donc un coup de pouce pour la visibilité de la jardinerie. La commission de 30 cents par colis ne représente pas grand-chose. Par contre, côté librairie, impossible d'exister durablement sans ce rôle de point relais, avoue Maxime:

Le libraire qui ne se diversifie pas et qui ne vend que des magazines ne pourra pas durer selon moi. Les magazines sont en voie de disparition. Les gens sont tout le temps sur leur tablette et autre, et forcément, ça tue le libraire traditionnel.

Beaucoup de libraires contactées disent se sentir arnaquées par ces firmes de livraison. Maxime, lui, y trouve son compte en se rendant disponible sur tous les circuits existants.

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