Onhaye et Hastière: ambiance au coeur des barrages

publié le:05/04/2016 17:03:28 - mis à jour: 06/04/2016 11:37:35

Bloqueurs et bloqués: petit plongée dans le barrages filtrants organisés aujourd'hui encore à Onhaye et Hastière par les chauffeurs, en réaction à la taxe kilométrique.

A notre arrivée mardi matin, cela faisait près de 50 h qu\'Eric Botton était sur la route Charlemagne à Onhaye. Depuis dimanche 22h, il fait partie des transporteurs qui bloquent la route aux chauffeurs poids lourds dans les deux sens.

"On a juste débloqué lundi à 22h pendant 1/4h. On était en train de lever le barrage quand on a reçu par les médias la communication du Ministre Prévot, (qui refusait d\'exonérer les routes nationales de la taxe kilométrique). Il y a eu un mouvement de colère et on s\'est dits: on reste."

Vers midi, nous arrivons quelques kilomètres plus bas, sur le pont d\'Hastière. Ici, le blocage avait été interrompu. Mais il a repris de plus belle mardi après-midi, comme l\'explique Maxime Henin, chauffeur.

"On va faire comme hier, et bloquer ceux qui viennent de Dinant, de Blaimont, de Givet, ou ceux qui viennent depuis Philippeville par les petites routes. Au finish, comme on l\'a dit depuis le début."

Et les bloqués?

Sylvain Trigallez est entrepreneur routier en France. Il est coincé à Gérin depuis lundi 17h et prend son mal en patience. Le camion qu\'il conduit est l\'un des deux véhicules de sa petite société.

"J\'effectuais une livraison depuis la Belgique vers la France. Et là j\'ai mon client qui m\'appelle tous les 3/4h pour prendre de nouvelles de sa marchandise."

Mais il comprend les revendications. Lui aussi est soumis au système de calcul des kilomètres.

Patrick Van Bouwel est routier pour une entreprise flamande. Lui aussi comprend le mouvement. Mais au-delà des blocages, ce qu\'il propose, c\'est que le système soit repensé, et en bon état de marche.

"Dans la société pour laquelle je travaille, il y a 26 camions sur lesquels les calculateurs ne marchent pas. Il faut tout arrêter pendant trois mois, mettre tout au propre, et que les ministres discutent avec les chauffeurs. Ce sont eux qui font la route."

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

Revoir Le Journal

CDJ

22H30