Gros employeur de Ciney, la société Ronveaux a subi un piquet de grève ce mercredi matin de 4h à 9h. Si l'intention était de "dialoguer avec les travailleurs", l'effet est raté...
Une trentaine de personnes, principalement CSC, ont tenu un piquet de grève de 4h à 9h ce mercredi devant chez Ronveaux à Ciney. Catherine Margraff, permanente CSC pour le métal, explique le choix de Ronveaux: "C'est une entreprise emblématique car elle a été rachetée et les travailleurs y sont sous pression."

Guy Miécret, délégué CSC chez Ronveaux:
On revendique un pouvoir d'achat décent, une fin de carrière respectable où on ne termine pas sa vie dans un fauteuil roulant. Le gros problème, c'est que le salarié a toujours moins alors que le riche est de plus en plus riche. Le tax shift, c'est de l'enfumage: ce qu'ils donnent d'un côté, ils le reprennent de l'autre.

Alain Parmentier représente le Setca, le PTB et les gilets jaunes:
Il y a une arrogance des patrons. Les travailleurs sont sous pression. Les actionnaires font des bénéfices. Au niveau de la vie de famille, on met les travailleurs sous pression. On parle de flexibilité, de travail le dimanche... Au niveau du PTB, ce qui est important, c'est qu'il y ait plus de travailleurs dans les assemblées, les parlements wallon et fédéral, et moins d'intellectuels. Au niveau des gilets jaunes, le mouvement se réorganise. On a essayé de casser le mouvement, mais avec le printemps le mouvement va redémarrer, le feu va reprendre.

Guy Fays, de la FGTB:
Je suis un peu gilet jaune effectivement aujourd"hui: il faut unir nos revendications, qui portent sur le pouvoir d'achat. Si on est en grève aujourd'hui, c'est parce qu'on n'a pas réussi à obtenir une valorisation des salaires, en particulier des salaires les plus bas. Il faut que le monde politique se rende compte que le citoyen veut du respect, de la transparence.

Ludovic, permanent Jeunes CSC responsable Ciney-Condroz:
On veut bien retourner à la table des négociations mais avec des engagements forts en matière de marge salariale, à savoir 1,5% et non 0,8%. On est ouvert aux négociations mais on a voulu taper du poing sur la table pour rappeler que notre demande n'a rien d'absurde quand on voit les dividendes et bénéfices des grandes entreprises.

Catherine Margraff, permanente CSC pour le secteur métal:
Ronveaux est une entreprise emblématique de la région dans laquelle la pression sur les travailleurs est importante, raison pour laquelle nous avons choisi cette société pour notre action de grève interprofessionnelle. Mais la CSC est une organisation syndicale de dialogue, pas de blocage. Ici, à 4h du matin, à chaque piquet autour de Ronveaux, il y avait un combi, une voiture de police et une voiture banalisée, en tout 15 policiers alors que nous ne sommes pas spécialement menaçants et que nous avions eu une communication hier avec la patronne pour dire que nous allions faire des piquets pour avoir un dialogue avec les travailleurs. Notre image de syndicat "qui bloque" est tronquée de mon point de vue. Aujourd'hui on a eu quelques discussions avec quelques travailleurs. Mais ici les travailleurs syndicalisés sont très mal vus et ont préféré rester chez eux.
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