Construction
Piscines privées : la demande plonge pour les installations extérieures
publié le:30/04/2025 16:36:00 - mis à jour: 01/05/2025 13:58:29
Les piscines extérieures sont de moins en moins demandées par les particuliers. Avec l’augmentation du coût des matériaux et la météo capricieuse de l’année dernière, les acheteurs sont réticents.
Étienne Dubois est pisciniste à Rochefort depuis de nombreuses années. Cela fait trois ans qu'il constate une large diminution des demandes de constructions pour les piscines extérieures :
Je pense que c'est depuis l'année passée. Il faut dire qu'on a eu une très mauvaise année. Les personnes qui ont construit une piscine en ont profité quinze jours. Ce n'est jamais bon pour l'année suivante.
La Fédération belge des professionnels de la piscine confirme cette tendance. Après la pandémie de coronavirus, les entreprises en ont installé près de 6 150 en Belgique. En 2024, le chiffre est tombé à 3 475. La tendance s'explique également, selon l'entrepreneur rochefortois, par la conjoncture économique. Pour une piscine extérieure, il faut compter entre 45 et 80 000 euros :
On parle quand même de beaucoup de choses négatives pour l'instant, il faut le reconnaître. Je pense que les clients potentiels réfléchissent à augmenter leur patrimoine immobilier en faisant une piscine ou pas. C'est l'hésitation qui fait qu'on ne passe à l'action, parce que l'envie, elle est bien là.
Un intérêt croissant pour les piscines d'intérieur
Autre constat, l'entrepreneur remarque que les acheteurs se tournent aujourd'hui plus vers des piscines intérieures. Des projets plus réfléchis, plus imposants, mais aussi plus coûteux :
Cette année, on a plus de 60 % de piscines intérieures et 40 % de piscines extérieures. Les autres années, c'est 80 % de piscines extérieures et 10 % de piscines intérieures. Les piscines d'extérieur sont en général plus festives, plus dans l'amusement. Une piscine intérieure c'est un achat différent, ça sert à s'entretenir, à entretenir son corps, etc. On est vite sur un projet de 350 000 €.
Malgré le ralentissement du marché de la construction, Étienne reste confiant. L'entretien de ses 400 installations existantes lui garantit une activité stable. À l'approche des beaux jours du printemps, il s'attend encore à recevoir quelques demandes avant l'été.