Environnement
Pollution d'un ruisseau à Vresse-sur-Semois : une cuve à mazout communale à l’origine de la fuite
publié le:16/04/2025 18:16:00 - mis à jour: 17/04/2025 19:59:48
Une fuite de la cuve à mazout de la maison communale de Vresse-sur-Semois a pollué un ruisseau. La commune a été verbalisée et une étude d’incidence sur l’eau devrait débuter.
Une pollution aux hydrocarbures a été constatée dans un ruisseau de Vresse-sur-Semois. L'incident, survenu la semaine dernière, serait dû à une fuite provenant de la cuve à mazout de la maison communale.
Selon la police de l'environnement, qui s'est rendue sur place samedi, environ 300 litres de mazout se seraient déversés dans la nature, un chiffre contesté par le bourgmestre, Arnaud Allard.
La cuve à mazout qui alimente l'administration communale est contrôlée chaque année, comme toutes nos autres cuves. En effectuant le test d'étanchéité, en la mettant sous pression, la cuve s'est fissurée. Seules quelques dizaines de litres se sont retrouvés dans la nature
Un impact limité sur l'environnement
À la suite de son intervention, la police de l'environnement a dressé un procès-verbal à l'encontre de la commune. Nicolas Yernaux, porte-parole du SPW, dont dépend la police de l'Environnement, précise :
Les pompiers ont mis en place des boudins absorbants pour récupérer le mazout qui s'écoulait dans un fossé situé à quelques dizaines de mètres de la Semois. Aujourd'hui encore, des opérations de récupération sont en cours. Dans un cours d'eau comme la Semois, l'impact reste relativement limité. Le débit était faible ces dernières semaines grâce au beau temps. Les hydrocarbures, qui flottent à la surface, provoquent des irisations, mais ne compromettent pas significativement l'oxygénation de l'eau. L'impact sur les poissons est donc très limité.
De son côté, le bourgmestre assure que la situation est prise au sérieux :
Dès le passage de la police, nous avons mandaté l'INASEP pour évaluer l'éventuelle altération de la qualité de l'eau. Une étude a été commandée, pour un montant de plus de dix mille euros, qui devrait être pris en charge par notre assurance. Cette étude déterminera si la cuve doit être dépolluée, assainie ou évacuée.
Arnaud Allard précise enfin que les terres contaminées par les hydrocarbures seront évacuées ce jeudi vers un site de traitement spécialisé.