L’île d’Yvoir se transforme sous la gestion de la Compagnie de la Meuse, avec des projets ambitieux pour améliorer l’accueil des visiteurs. Un changement qui fait suite à un différend entre le SI et la commune.
L'île d'Yvoir connaît actuellement une véritable cure de jouvence. Arnaud Baudoin, le responsable de la Compagnie de la Meuse, la nouvelle société gestionnaire de l'île, voit les choses en grand et souhaite aménager de nouveaux espaces pour améliorer l'accueil des visiteurs :
Nous rénovons complètement le restaurant. Notre objectif est d'avoir une belle brasserie, gage de qualité. Nous aménageons également un lieu de réception pour des événements privés, mais aussi publics. Surtout, nous travaillons à bien distinguer les différentes zones : une pour les familles, une pour les enfants, une pour les visiteurs souhaitant se détendre et une autre dédiée à l'HoReCa.
Une nouvelle ère pour l'île d'Yvoir
L'idée est également de mettre en avant les sports nautiques. Arnaud Baudoin confie ressentir une certaine pression, car il s'attaque à un patrimoine cher aux habitants de la commune :
Il y a de fortes attentes ! On sent que les gens sont très attachés à cet endroit. Nous voulons vraiment travailler dans le respect du patrimoine, de l'environnement et des riverains. Notre volonté est que les Yvoiriens se réapproprient leur île.
Un changement de gestion sur fond de différend
Ce projet marque une vague de changement, car, depuis de très nombreuses années, le Syndicat d'Initiative gérait l'île. Un différend entre ce dernier et la commune, concernant un subside, serait à l'origine de cette nouvelle gestion, explique l'échevin du tourisme d'Yvoir, Thierry Lannoy :
Nous avons eu plusieurs réunions avec les responsables du Syndicat d'Initiative et nous nous sommes aperçus que celui-ci ne remplissait plus vraiment les conditions nécessaires. Je trouve que les bénévoles du Syndicat d'Initiative font un travail extraordinaire depuis plusieurs années, mais je pense que nous étions arrivés à un point où cela ne suffisait plus. La commune a donc décidé de ne plus leur accorder ce subside de 19 000 euros.
Une décision aux conséquences lourdes pour le Syndicat d'Initiative
Le président du Syndicat d'Initiative, Julien Rosière, explique que cette décision est teintée d'amertume et qu'elle n'est pas sans conséquences :
Suite à la perte de ce subside, nous avons dû licencier notre employée administrative. Elle travaillait pour le Syndicat d'Initiative, mais aussi à l'accueil de l'administration communale. Pour tous nos bénévoles, cette décision a été un coup dur, car nous nous sommes investis pendant très longtemps. Voir que l'on nous retire toute la gestion touristique de la commune, cela nous fait mal au cœur, mais nous souhaitons tout de même bonne chance aux futurs gestionnaires.
Malgré cette déception, le Syndicat d'Initiative, le collège communal et le nouveau gestionnaire travaillent main dans la main pour préparer la saison et accueillir les visiteurs dès le 26 avril prochain.