Réservations: "Les restaurateurs jouent au Lotto"

publié le:13/04/2015 15:45:38 - mis à jour: 17/04/2015 11:16:46

Une étude du Syndicat Neutre pour les Indépendants sortie dimanche affirme que 7% des clients qui réservent ne se déplacent jamais au restaurant. Avec toutes les conséquences que cela engendre pour les patrons Horeca. Analyse avec Maxime Baeken, administrateur de la Fédération Horeca Namur-Brabant wallon.

En Belgique, environ 7% des clients n'honorent pas leur réservation au restaurant. Dans ces 7%, trois personnes sur quatre ne préviennent pas l'établissement de l'annulation. Des chiffres qui semblent se vérifier au niveau de notre région. Dans l'Arrondissement de Dinant, particulièrement rural, l'aspect touristique joue un grand rôle dans cette situation.

"Le restaurateur joue au Lotto, explique Maxime Baeken, administrateur de la Fédération Horeca Namur-Brabant wallon. Dans la capitale, il y a du passage, les heures d'ouvertures correspondent plus ou moins aux fermetures des bureaux. Ici, le public est plutôt en vacances. Il peut venir à midi comme à 14h, ou le soir. Et il a peut-être plus tendance à annuler, car il a d'autres choses à faire le soir."

Plus local: le rôle de la frontière

   Hastière est situé en bordure de la frontière française. Selon Maxime Baeken, également patron de la Meunerie à Hastière, les habitudes des clients varient en fonction de leur nationalité. 

"Un touriste hollandais va manger vers 18h30, un Belge vers 19 ou 20h, un Français vers 21h. Or, plus tard en soirée, on a plus facilement tendance à annuler une réservation."

Les conséquences des annulations

   Elles sont organisationnelles et financières.

"Il faut gérer les stocks d'invendus, qui restent des matières périssables, il y a le personnel qui s'est déplacé, car nous avons l'obligation d'être là pour le client. Au niveau administratif il faut aussi justifier de nombreuses actions, comme les modifications d'horaires du personnel, le cas échéant."

Cette problématique des réservations n'est pas nouvelle. Mais à cela s'ajoutent les questions épineuses des boîtes noires, des contrôles Afsca et autres complications administratives . Tout cela participe, selon notre restaurateur, à la difficulté d'investir et d'entreprendre dans la secteur aujourd'hui.

 

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

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