Le torchon brûle entre le père et le fils Pitance. Michel Pitance, le père d’Olivier Pitance, vient d’introduire une demande de permis pour mettre 800 kayaks à l’eau.
Il y a du remous, de l'agitation voire une tempête dans la famille Pitance qui exploite l'activité de kayak sur la Lesse. C'est un conflit familial qui a incité le père Pitance à reprendre une partie de ses billes dans la société.
Un permis commun existe pour les différentes sociétés de kayaks qui ont été rassemblées progressivement dans le groupe Pitance, explique le patriarche de la famille Pitance, Michel.
C'est un permis commun, avec un nombre de kayaks qui était attribué à la société Pitance, de 800 kayaks et le permis Anciaux qui avait un permis pour 600 kayaks. Donc, on avait là-bas, un permis pour 1400 kayaks pour les deux entités, mais, qui travaillaient ensemble.
En 2022 le conseil d'état, suite à un recours des groupements de défense de la Lesse, a cassé le permis qui autorisait la société à mettre à l'eau 2000 kayaks 20 jours sur l'année. Michel Pitance poursuit :
Ce permis est maintenant caduc et on doit réintroduire un nouveau permis qui tienne compte de l'ensemble. Et donc, mon fils Olivier a introduit une demande de renouvellement pour le permis “Anciaux” et qui est sa propriété maintenant. Et moi, je réintroduis une demande pour les 800 kayaks “Pitance”.
Deux demandes pour un permis
Aujourd'hui, deux demandes de permis sont donc sur la table. Problème, le permis introduit par Olivier Pitance concerne l'ensemble des 1400 kayaks, donc y compris les 800 kayaks dont le père Pitance revendique la propriété. Michel Pitance explique sa demande :
Moi, je demande le renouvellement du permis qui a été octroyé à la SRL Pitance. Mais, l'ensemble reste avec les mêmes quantités de kayaks que précédemment. Donc, il n'y a absolument pas de majoration de kayaks qui est réclamée.
Contacté par nos soins, Olivier Pitance n'a pas souhaité s'exprimer sur la question, considérant la situation comme une regrettable affaire de famille. Il se pose d'ailleurs beaucoup de questions sur la possibilité pratique de gérer les deux entités de manière indépendante, avec des infrastructures communes à se répartir.
Un conflit familial
De son côté, le collège communal de Dinant a bien reçu les demandes de permis. Il considère le dossier de Michel Pitance encore incomplet et attend encore de nombreux documents pour le considérer comme recevable. Thierry Bodlet explique que c'est d'abord un conflit familial :
Il semblerait qu'il y ait un double emploi entre la demande de monsieur Olivier Pitance et la demande de Michel Pitance puisqu'il semble que tous les deux revendiquent le fait de pouvoir exploiter 800 kayaks.
Cette situation donne l'opportunité au bourgmestre, Thierry Bodlet, d'une petite remarque de circonstance :
La nouvelle demande démontre que la taxe que nous avons votée dernièrement n'est pas rédhibitoire et n'empêche pas un nouvel opérateur de s'intéresser à la "Descente de Lesse". Donc, ce n'est pas une taxe excessive.
Une remarque qui s'adresse donc à l'opposition qui, en octobre dernier, tirait à boulets rouges sur la nouvelle méthode de calcul de la taxe.