Agriculture

Rochefort: la famille Lhoist investit à nouveau dans l'agriculture bio

publié le:07/10/2022 12:00:00 - mis à jour: 07/10/2022 14:21:52

Après la "Ferme des Rabanisses", la famille Lhoist se tourne à nouveau vers l'agriculture biologique pour développer ses activités. Un projet d'élevage de porcs et d'atelier de découpe est en projet.

Déjà propriétaire de la "Ferme des Rabanisses" à Jemelle, la famille Lhoist, l'une des plus grosses fortunes de la région, compte investir à quelques kilomètres de là. Sur les hauteurs de Rochefort, elle veut mettre sur pied un élevage de porcs en plein air et transformer une ancienne étable en boucherie et en atelier de découpe, pour gérer presque la totalité de la chaine alimentaire. Arthur Lhoist détaille les raisons de cet investissement :

Pouvoir être éleveur et transformateur de sa propre viande amène de la valeur ajoutée pour la ferme, pour l'agriculteur et pour le consommateur.

Pour mener à bien ce projet de parc à cochons, Arthur Lhoist peut déjà compter sur l'expertise d'André Magerotte, un éleveur et boucher de Nassogne, en Ardenne.

On a repris l'exploitation des porcs d'André il y a un an et demi. Depuis, on est en partenariat avec lui. Il nous aide à valoriser la production animale à Rabanisses.

Approvisionner le secteur horeca de la famille

Lors de la création de la "Ferme des Rabanisses" en 2015, l'objectif était d'approvisionner leur restaurant basé à Bierges, près de Wavre. Sept ans plus tard, la famille s'est étendue dans le pays et possède une grosse dizaine d'établissements dans le domaine de l'horeca et de l'évènementiel ainsi qu'un traiteur attitré.

Ces nouvelles installations vont nous permettre de nous développer et de continuer à alimenter nos restaurants et notre traiteur. Elles permettront aussi d'ouvrir un magasin pour desservir toute la région de Rochefort, tout en continuant d'exploiter la boucherie à Nassogne.

Amoureuse de sa Famenne, la famille Lhoist affirme encore un peu plus son envie de privilégier le circuit court et l'agriculture biologique. D'ici la fin de l'année, un permis d'urbanisme devrait être déposé pour le projet d'élevage, de boucherie et d'atelier de découpe. S'il venait à se concrétiser, une dizaine d'emplois serait créés.
 

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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