Fermé depuis 2021, après les inondations, le gîte Kaleo de Rochefort va être entièrement rénové. La commune et l’ASBL Kaleo viennent de signer un bail de 33 ans pour relancer l’activité.
La vie va bientôt reprendre au gîte Kaleo, installé le long de la Lhomme, à Rochefort. Utilisé jusqu'aux inondations de 2021, il est aujourd'hui vide. Une situation qui devrait bientôt évoluer puisque la commune, propriétaire des lieux, vient de signer un bail emphytéotique avec l'ASBL Kaleo pour relancer l'activité.
L'ancien bail était arrivé à échéance en 2018. Le nouveau contrat est entré en vigueur le 1er avril, pour une durée de 33 ans, avec un accord financier entre l'ASBL Kaleo et la commune. Grégory Jacquet, échevin du tourisme :
La ville va intervenir pour 150.000 euros d'aide au niveau de la restauration du gîte. Le bail s'étend sur 33 ans. Les quinze premières années, le bail emphytéotique sera gratuit et, à partir de la quinzième année, Kaleo devrait intervenir pour 15.000 euros par année.
Cet accord doit permettre la restauration complète du bâtiment, comme l'explique le secrétaire général de l'ASBL Kaleo, Benoît César :
On a eu une demande de l'administration wallonne de pouvoir supprimer un petit espace qui est juste le long de la rivière pour permettre, en cas de crue, une plus grande fluidité du cours de la rivière. Il y a des travaux qui sont liés aux inondations de 2021, mais aussi à une remise en état de toutes les infrastructures. Le fait de devoir intervenir sur toute la technique nous oblige à intervenir aussi aux étages.
Pensé pour faire face aux inondations
L'objectif est de rendre le site plus résilient face à de futures inondations. Les espaces du rez-de-chaussée seront principalement dédiés à l'animation, tandis que les installations techniques seront déplacées à l'étage ou surélevées.
Pour concrétiser ce projet, l'ASBL devra encore aller chercher des financements externes afin de compléter un budget estimé à deux millions d'euros.
Du côté de l'opposition, la relance est perçue comme une bonne nouvelle, même si certaines zones d'ombre subsistent encore autour du projet final. Thierry Lavis, conseiller de l'opposition :
C'est une bonne chose parce que ça fait quand même sept ans qu'il n'y avait plus de bail. Ce qui est regrettable dans ce dossier-là, c'est qu'on n'ait pas vu les plans de la future rénovation. Ça, c'est un peu dommage. J'aurais voulu quand même consulter tout ça, mais je suppose qu'ils vont faire ça dans les règles.
Avant sa fermeture, le gîte accueillait entre 8.000 et 9.000 nuitées par an. Le souhait de l'ASBL est de retrouver ce niveau de fréquentation. Pour l'instant, aucune date de reprise des réservations n'a encore été annoncée.