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Un projet de poulailler industriel à Hamois fait débat sur les réseaux sociaux

publié le:23/11/2020 13:37:00 - mis à jour: 24/11/2020 11:09:51

Le bâtiment serait construit derrière ces piquets à côté du bois

Un projet de poulailler à Hamois fait débat sur Facebook. Des riverains craignent les nuisances tandis que l’exploitant assure tout mettre en œuvre pour les éviter. L’enquête publique est en cours.

« Quelqu'un est-il au courant d'un projet de construction d'un poulailler pour 39.000 poulets rue d'Achet à Hamois?» Voici le post Facebook avec lequel la polémique a commencé sur le groupe Hamoisiennes, Hamoisiens. Il concerne une enquête publique qui a commencé le 18 novembre dernier. Certains internautes ont exprimé leurs craintes d'avoir des nuisances olfactives ou sonores et ils ont appelé à la mobilisation:

Personnellement, mon frère étant dans le domaine, je peux vous affirmer que ça pue! Plus les transports pour chargements et déchargements des pauvres animaux. Je suis contre! Il faut se mobiliser!

La personne à l'initiative du projet est Pierre Sohet. Le bâtiment se trouverait à l'arrière de son habitation et il s'étalerait sur 2.000 m2. Même s'il s'y attendait, l'homme ne comprend pas ce type de réaction:

Les gens rouspètent sans connaître le projet. J'exploite un autre poulailler à Buresse depuis 9 ans et il se situe en plein milieu des maisons. Je n'ai jamais eu aucune plainte, il n'y a aucune odeur, donc je ne comprends pas la réaction des gens. Ils peuvent venir me trouver j'irai leur montrer celui de Buresse, il n'y a aucun souci.

L'exemple de Buresse cité

Néanmoins, le poulailler de Buresse est plus petit puisqu'il s'étend sur 1.300 m2 et on y trouve 25.000 poulets. D'ailleurs, dans la discussion, certains évoquent celui de Buresse pour défendre le projet:

Au lieu de pleurnicher, venez voir celui de Buresse, aucune odeur.

Pierre Sohet assure qu'il a étudié toutes les possibilités avant de faire la demande de permis. Il dit avoir choisi l'endroit qui gênera le moins la population:

J'ai bien réfléchi à l'endroit, le bâtiment ne sera pas à rue, il n'y a aucun vis-à-vis avec des maisons. Je suis à 300 mètres du premier bâtiment. Vous savez ce que sont 300 mètres? C'est trois terrains de foot! Le bâtiment sera dans le fond d'une vallée et pas sur une butte comme les gens disent sur les réseaux sociaux.

L'un des arguments des habitants opposés au projet est l'odeur qui arrivera jusqu'aux habitations en fonction du sens du vent. Là aussi, Pierre Sohet assure que ce ne sera pas le cas:

Le bâtiment est tellement bien conçu niveau aération que la litière à l'intérieur reste tout le temps sèche, donc il n'y aura aucune nuisance. Ils parlent aussi du charroi des camions, mais il n'y aura qu'un camion d'aliments par semaine. Pour le chargement, ce seront trois camions qui seront là à trois ou quatre heures du matin, donc je ne comprends pas. De plus, les camions n'arrivent même pas jusqu'au village puisqu'ils tournent au niveau de la première maison du village, qui est la mienne.

Une demande de permis unique

Pour construire ce type de bâtiment, l'exploitant a fait une demande de permis unique. C'est une procédure qui regroupe une demande de permis d'urbanisme et une demande de permis d'environnement, comme l'explique l'échevin de l'urbanisme, David Jadot:

La demande de permis d'environnement concerne l'activité qui se fera dans le bâtiment et le permis d'urbanisme est pour la construction. Dans le cadre d'un permis unique, le projet est soumis à l'enquête publique. Les habitants peuvent déposer leurs remarques à la commune et elles seront étudiées. La Région wallonne demande d'envoyer l'avis d'enquête aux habitations qui se situent dans les cinquante mètres autour du projet, c'est ce qui a été fait.

Notre équipe s'est rendue sur place et il n'y a que très peu d'habitations situées dans les cinquante mètres autour de la parcelle concernée. En effet, plusieurs participants à la conversation étaient surpris de n'avoir reçu aucun avis d'enquête publique dans leur boite aux lettres. Cette position géographique explique donc le nombre réduit d'habitants directement informé. Il y avait cependant un affichage en bord de voirie comme le veut la procédure. 

Certains internautes ont évoqué des liens familiaux entre le porteur de projet et la bourgmestre Valérie Warzée-Caverenne. Pierre Sohet nous a confirmé des liens de parenté éloignés. Néanmoins, le projet se situant en zone agricole, la Ville n'émet qu'un avis consultatif précise David Jadot:

Sur ce genre de terrain c'est l'avis du fonctionnaire délégué de la Région wallonne qui prime. S'il dit non au projet et que la Ville avait émit un avis favorable, elle n'a d'autre choix que de suivre la décision régionale. Dans d'autres procédures de demandes de permis c'est différent, mais ici, nous n'avons pas le dernier mot.

L'enquête publique se poursuit jusqu'au 2 décembre et toutes les remarques peuvent être déposées à l'administration communale de Hamois.

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CDJ

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